En cours de migration vers WordPress (donc bientôt dépressif ...). La suite c'est là ...
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Six petits jours en Afrique de l’est avec la Tanzanie et Zanzibar au programme. Ce fut le menu de la semaine dernière pour un repérage avec Julien et Aurélie. Ca change du bureau, ça change de Toulouse, ça change tout court. Je reviendrai dans une prochaine note sur le côté époustouflant de ce voyage mais je vais commencer ici par la partie dépaysement au sens le plus européen du terme.
Première constatation, je ne suis plus/pas cet homme proche de la nature et capable de survivre seul dans la pampa, seulement armé d’un briquet, d’un trombone et de ses canines. Seconde constatation, je ne suis pas le seul. Julien ayant passé son séjour à vérifier si on captait où non un réseau téléphonique dans les endroits les plus reculés de la steppe et à demander à tous les autochtones croisés et incrédules, dans un anglais approximatif mais de circonstance, « do you have wifi here ? », on peut supposer que sa possible adaptation en milieu naturel poserait plus de soucis que la mienne. Il est regrettable que je ne l’ai pas enregistré, je me serais fait un plaisir de joindre ici le fichier audio, l’accent ayant été pour beaucoup dans le fait qu’à cette question, le zanzibari et le tanzanien moyen lui aient tendu dans le désordre des stylos, un mouchoir, un poulpe mort … je crois même me souvenir que des enfants lui ont jeté des pierres et qu’une femme aie menacé de l’émasculer. Ceci dit je n’ai pas la preuve que « Wifi » ne soit pas une insulte en dialecte local.
La nuit en campement, au milieu des paysages magnifiques du Serengeti, fut un des moments forts du périple. Tels des citadins enthousiasmes, enhardis par plus de 24 heures de présence sur cette terre de début du monde, sentant renaitre en nous les instincts des premiers hommes et ne faisant plus qu’un avec mère nature (1 et demi en ce qui concerne Julien qui à ce moment de l’histoire n’avait plus qu’une petite brique de signal à son IPhone et sentait le spectre de la dépression latente glacer son sang), nous nous élançâmes à l’assaut d’un mont rocheux dominant le camp pour y contempler le coucher de soleil. Et là, sous le regard bienveillant d’un guerrier Masaï souriant qui nous accompagnait (a priori même parcourir 100 mètres dans ce décor sans sagaie et sans jupette peut s’avérer fatal) nous avons pu profiter d’un embrasement rare. Comme dans le meilleurs films de monsieur Disney, les bruits sourds des tambours montaient au loin, la savane bruissait de mille sons pas trop trop identifiés, les singes chantaient doucement du jazz, les girafes faisaient des claquettes et … le téléphone sonnait (Julien venait de récupérer 2 barrettes de signal et recevait enfin en rafale les nombreux messages de la journée).
La nuit fut paisible et sans doute inoubliable. Pendant que nous sombrions dans les bras de Morphée, bercés par le vent s’engouffrant dans la toile de tente et les ricanements de la vingtaine de hyènes qui tournait autour de nos frêles habitations, nous repensions aux nombreuses émotions de la journée. Aurélie, debout sur son lit, la bombe insecticide dans une main et la pince à épiler dans l’autre (je n’aurais pas aimé être à la place du premier prédateur se risquant à entrer), nous a d’ailleurs précisé que le bruit se rapprochait plus du gloussement que du ricanement.
Un équipementier « outdoor » a récemment lancé, à mon sens, une très bonne campagne de communication avec comme Baseline « Pour la réintroduction de l’homme dans la nature ». Pour ma part je souhaite être réimplanté avec parcimonie et une machine à café Nespresso s’il vous plait …
Rédigé à 18:13 dans Actualité, Job, Trips | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
Tags Technorati: masaï, reperage, serengeti, Tanzanie, zanzibar
Ah les merveilleux ustensiles que voilà! Pour ceux qui sont tombés dedans, les outils de Social Networking ouvrent des perspectives quasi infinies : rester en contact avec des personnes éloignées, entretenir son réseau professionnel, retrouver des camarades de classe (au risque de se rendre compte que les années n’ont pas été tendres avec son premier amour … le temps est parfois taquin) … Mais ne vous attendez pas à ce qu’il soit dit du mal de ces applications dans ces lignes.
Je partage avec nombre de mes petits camarades un certain penchant pour les Twitter, Seesmic et autres plateforme de Blog. Parfois même, dans mes heures le plus sombres et mes activités les plus inavouables je m’adonne à l’onanique Facebook : et que je te mets une nouvelle photo, et que je te balance une petite phrase bien sentie, et que te tagg ton gros mur (histoire d’étaler à tous mon esprit puisque tout le monde sait qu’un message taggé sur le « wall » de Serge est moins destiné au propriétaire dudit mur que l’on vient souiller de notre verve qu’à tous les contacts de ce dernier … ben oui sinon on enverrait un message, faut nous prendre pour plus bête qu’on est … simplement un message ne pourrait pas être lu pas cette charmante brune que Serge a dans sa liste d’amis et que etc, etc …). Et oui même Facebook. La seule différence est que je l’utilise par intermittence et que très souvent je suspends mon compte. Curieusement l’idée que les liens tissés échappent à tout contrôle de ma part, que depuis ma page on puisse trouver des photos ou des éléments ajoutés par d’autres ou que des semis inconnus devenus « amis » virtuels puissent par mon biais rentrer en contact avec mes vrais proches limite mon affection … et une utilisation plus pro.
C’était plus un sentiment de défiance diffuse jusqu’à ce que j’aie enfin l’exemple de ce qu’il était possible de réaliser en matière de malveillance sur Facebook. Le 24 juillet dernier un britannique a été condamné à 21 500 euros de dommages et intérêts pour avoir tout simplement créé un faux profil d’un ex ami. A priori les deux hommes étaient en « froid » et Mathew Firsht, le plaignant, avait sans le savoir une page sur la le site de socialisation. Son ancien camarade avait concocté un profil aux oignons, annonçant par exemple que Mat devait de grosses sommes d’argent à droite et à gauche et faisait parti de groupe pas vraiment en ligne avec son activité professionnelle très sérieuse. L’histoire ne raconte malheureusement pas la raison de la brouille.
Depuis je déniche ceux de mes amis qui n’ont pas encore de profil et je passe mes nuits à les transformer en monstre sanguinaires assoiffés de sang, en serial killers potentiels, en « fraudeur massif du fisc et fiers de l’être » ou en adeptes invétérés du répertoire accordéonique bavarois du 16eme et 17eme siècle …
Rédigé à 16:40 dans Actualité, Futilités | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Tags Technorati: Facebook, fake, malveillance, networking, reseaux