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Migration, migration ...

En cours de migration vers WordPress (donc bientôt dépressif ...). La suite c'est là ...

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Renverser les idoles?

Fotolia_7576312 Ça devait arriver. Tout comme on sait que Johnny doit un jour passer l’arme à gauche (faites que je sois à l’étranger et sur un autre continent ce jour là), on savait que l’idole de toute une génération allait nous quitter un jour. Mais la soudaineté de la nouvelle et surtout l’absence de signes avant coureurs récents ont pétrifié tous ceux qui se sont retrouvés face à la nouvelle. Depuis, les témoignages affluent, le monde semble tourner au ralenti. Il faut dire que cette étoile aura accompagné de ses déhanchés chaloupés et uniques les phantasmes et les rêves d’une jeunesse alors pendue à ses moindres faits et gestes. Mais c’était inévitable : Farrah Fawcett nous a quitté.

Bon ok, c’est limite comme procédé mais je trouve ça un peu moyen de la part de Michael Jackson de tirer sa révérence le même jour que la Drôle de Dame … du coup elle passe complètement inaperçue. Alors elle n'a peut être pas chanté « Billy Jean » et fait de la pub pour Sebago pendant des années, mais elle a quand même été mariée à l’Homme qui Valait trois Milliards ! C’est pas de la gnognote ça !

Quitte à passer pour un robot sans coeur, ça m’a fait bizarre de voir plein de camarades de mon âge à la limite de verser une larme à l’annonce du décès de l’autoproclamé « King of Pop ». Je ne dis pas que ça m’a donné envie de danser la gigue sur le comptoir mais de là à me mettre un coup de blues … Oui moi aussi je me suis pris des grosses vautres et des hontes cosmiques en me dandinant  et en croyant imiter parfaitement le moonwalk. Oui moi aussi je sens que mon épaule gauche se désolidarise du reste de mon corps et est prise de spasmes incontrôlables et ridicules dés que la radio fredonne « Billy Jean ». Oui Moi aussi j’ai le souvenir ému et vaguement libidineux de petites copines apeurées qui se collaient contre moi, sur le canapé, en regardant le clip de « Thriller »  (alors qu’aujourd’hui même un gamin de 6 ans ne tressaillirait plus devant la métamorphose pâte à modeler de Michael en chimpanzé cocaïnomane et très très énervé).  Non moi Monsieur, je n’ai jamais mis de jeans trop courts avec des chaussettes blanches et des pompes de ville ! Enfin oui, moi aussi, j’ai grandi avec monsieur Jackson.

Mais il faut quand même reconnaître que tout ce qui nous attachait un tant soit peu à lui date d’un petit paquet d’années. Sauf à être fan absolu des tabloïdes et des faits divers, il ne faisait plus vraiment partie de notre paysage artistique. Reconnaître qu’il a été un artiste majeur et incontournable, ok … réécouter en boucle ses tubes, avec plaisir … mais se taper des heures de reportages (qui se résument pour la plupart à des photos prises à la sauvette et des images d’hélico) sur toutes les chaines info dites sérieuses et croiser mes grands gaillards de potes de plus de 30 ans, le regard embué et à deux doigts de craquer dans mes bras … je m’interroge.

Je me demande s’ils écoutent du Michael Jackson, aujourd’hui, en Iran …


Rédigé à 15:02 dans Actualité, Bad news, Ca va mieux | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Tags Technorati: décès, idole, Jackson

Décrépitude positive ...

Fotolia_12808410 Si on part du principe que l’espérance de vie en France pour un homme est aujourd’hui d’un peu moins de 80 ans (contre un peu moins de 85 ans pour une femme … mais que voulez vous, quand un astre brille plus intensément il brille forcément moins longtemps) et que les excès tels que manque de sommeil, déviances nocturnes, alcool et psychotropes divers  tendent à grignoter sérieusement la longévité, on peut considérer que 37 ans représentent grosso modo la mi parcours. Et là, j’y suis. C’est la mi temps et la seconde période s’annonce normalement plus technique que le première. Alors loin de moi l’idée de tirer des enseignements primordiaux et de déclamer, larmoyant et solennel ce qui constituera désormais les piliers de mon existence mais quand même un question se pose : qu’est ce que j’ai appris ces dernières années que je peux considérer comme sûr et qui prouve qu’entre 20 ans et 37, il s’est quand même passé des choses constructives (et hors psychotropes).

Les tables de la loi, ça donnerait ça :

En tribu tu vivras. Parce que quitte à se taper un style de vie qui en réduit l’espérance, autant le faire entouré, voire encerclé.

Dupe tu ne seras pas. Aucun acte n’est gratuit et totalement désintéressé. Même inconsciemment, tout n’est que rapport de force, tentative d’asseoir son pouvoir/influence, être aimé … Ce n’est pas grave. Ça ne pourrit pas forcément tout. Il faut juste arrêter de croire aux Bisounours et à Raël (en revanche le Père Noël on peut, quitte à faire le pari de Pascal avec lui … on ne sait jamais ,c’est lui qui a la clé du coffre à jouets … respect, on touche pas).


Se rendre compte que certaines choses sont humainement irréparables. C’est un peu à ça qu’on reconnaît la sortie de l’adolescence à mon sens. Avant, on a l’impression qu’on peut faire subir tout et n’importe quoi aux gens qui nous entourent et qu’il suffira de revenir avec un sac de fraises Tagada pour se faire pardonner et tout effacer. Et ben a priori non. J’ai testé, ça ne marche pas. Il y’a des choses qui pourrissent définitivement les rapports. Des trucs cassés que même les bonbons ne réparent pas. Je sais c'est moche et ça fait même presque douter de l'existence de Dieu, et de Claude François mais c'est comme ça. Je ne dis pas que le fait de le savoir change forcément notre comportement, mais au moins on chouine moins quand on se prend la porte dans la tronche.

Prendre du recul : et loin si possible. Cultivons le deuxième, le troisième degré et même au delà. De toutes façons, pas le choix, plus ça va aller et plus on va en avoir besoin pour survivre. Quand on fera sous nous et qu’on nous surprendra à jouer avec nos matières, fil audra bien en rire … Autant s’entrainer tout de suite.

Partir du principe qu’un être humain seul est presque toujours « attendrissant » et que des êtres humains en groupe sont presque toujours « pathétiques ». Comme disait Desproges « au delà de deux on est déjà une bande cons ». Constatation qui est, comme l’auront remarqués les plus perspicaces, en total contradiction avec la première règle. Mais quitte à choisir entre deux maux, au moins choisir le plus drôle …

Apprendre à vivre avec ses fantômes. Déjà, si on en a, bonne nouvelle, ça veut dire qu’il s’est passé des choses dans notre vie ces dernières années. Donc il faut avoir de l’affection pour eux. Et puis les fantômes, bien dressés, ça tient chaud l’hiver, ça peut donner des conseil pas trop pourris et parfois (souvent) ça a même de l’humour (de l’humour qui fait rire jaune mais de l'humour quand même …).

Être curieux : parce que sinon … mon dieu que c’est long et chiant …

Ne pas faire que des choses utiles : alors je sais que c’est un peu en contradiction avec le « ne pas être dupe ». Mais là je veux dire "qui paraissent servir à quelques chose". Des trucs comme apprendre à jouer de la guitare à 37 ans en sachant pertinemment qu’il y’a peu de chances qu’on en fasse son métier (sauf si on aspire à faire chier les voisins de façon professionnelle).

Restez gamin : parce que ça m’arrange … grave.

Ne s'attacher qu'aux gens qui s'attachent à nous. C'est le meilleur moyen de ne pas écumer les bars pour pratiquer l'ablation de la boule dans le ventre. Vœux pieu. Je n'ai pas encore trouvé la recette, mais j'y travaille. En attendant je pratique l'ablation avec la méthode de la première règle.

Bon c'est pas tout ça mais je vais me relire le poème de Kipling ... Il parait que j'ai sauté des lignes utiles pour la suite ...

Rédigé à 18:09 dans Actualité, Ca va mieux, Good news | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Quand les politiques récupèrent un truc ...

... il est temps que nous le laissions tomber. Bon alors ok c'est pas valable pour tout bien entendu. Mais dés que ça touche à des domaines "à la mode", la théorie se vérifie quasi systématiquement. En gros, si vous voulez instantanément ringardiser une pratique "tendance", laisser là dans leurs mains et la magie de l'obsolescence opère. La loi Hadopi, dans un style un peu différent, est un autre exemple de ce petit décalage permanent avec le monde contemporain (je ne fais pas de politique hein ... je ne me base que sur des données purement techniques qui font que malheureusement, les vrais pros du "piratage" ne se feront jamais chopé avec un tel dispositif).

Dernière exaction en date, un parti en lice pour les européennes se targuent d'avoir réalisé le plus grand lip dub d'Europe. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, il s'agit d'une activité que nous réalisons par exemple chez Stonfield dans des exercices team building ludiques. Pour simplifier à l'extrême (et c'e n'est rien de le dire), il s'agit de faire retourner à un groupe de participants le clip vidéo d'un playback de leur choix. Alors plusieurs constatation suite au (douloureux) visionnage :

- ce n'est pas le plus grand (j'ai bien compté et non ce n'est pas le plus grand ... oui je sais j'ai beaucoup trop de temps libre ...)

- ce n'est pas le plus rock n'roll non plus (mais ça ça vient sans doute de la teneur du message à passer)

- Daniel Cohn-Bendit a du faire parti des ballets de l'opéra de Paris pendant de longues années

- l'idée est sympa même si la réalisation et la mise en place sont ... basiques ...

Bon, ben maintenant qu'ils ont cassé notre jouet, va falloir trouver autre chose ...

Bonne séance.

PS : en dessous du sus décrit "Lip Dub", j'en ai incorporé un second  (un des pionniers du genre) pour que les non initiés puissent se rendre compte de ce que ça donne quand c'est correctement monté (en tous cas quand les participants ont appris leur texte) ...




Lip Dub - Flagpole Sitta from Connected Ventures (HD)
envoyé par allcurious - Regardez plus de vidéos comiques.

Rédigé à 15:03 dans Actualité, Job | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Tags Technorati: clip, ecologie, europe, lip dub, politique

Hadopi : "Le minitel c'est fini" ...

Si je ne m'abuse c'est aujourd'hui que l'on tente le second examen de passage pour l'Hadopi. Nul doute qu'après la faute de carre dû à l'absentéisme lors de la première tentative, les membres de la majorité seront cette fois ci en ordre de marche, en rang d'oignons et mobilisés comme jamais.

Mais même si compter sur l'intelligence pour éviter de voir entériner un texte aussi pitoyable est sans aucun doute une douce utopie, il ne serait pas mal de ne pas toujours avoir à miser sur l'incroyable capacité de nos élus à ne pas être là ou ils devraient être. Donc petite vidéo didactique, ludique et surtout intelligente de la part de Stan & Dam pour finalement comprendre pourquoi une fois de plus notre gouvernement préféré s'attaque de façon préhistorique et dispendieuse à un problème moderne. Ou comment faire d'une opportunité de création d'un nouveau modèle, une lutte de tranchées archaïque et perdue d'avance ...


The Stan&Dam Report 1 : HADOPI
envoyé par stanetdam

Rédigé à 12:34 dans Actualité, Ca va mieux | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Tags Technorati: hadopi, obsolete, ridicule, stan et dam

C'est con mais ça marche ...

Journal Electronique

Alors oui c'est con et oui c'est risqué de prime abord ... mais ça nous fait marrer. D'autant plus que le fond du message est tout autre puisqu'il s'agit de dire qu'ils préfèrent louer aux femmes qui ont statistiquement 3,5 fois moins d'accident graves que les hommes (forcément en roulant avec le frein à main ... et puis il faudra un jour mettre en place une équivalence du style 5 accidents pas graves = 1 accident grave, 12 accrochages = 1 accident grave ... ne serait ce que pour affiner le comptage).

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Tags Technorati: conduite, femme, pub, sixt, voiture

Chérie, t'as pas vu ma scie sauteuse ??

Fotolia_1862433 Ca y’est il est là ! Vous l’attendiez tous. Parents encerclés par des enfants surnuméraires et mal/pas/peu élevés (rayez la mention inutile) par vos soins démissionnaires, locataires aigris par les agissement invasifs de voisins ne partageant pas votre culture culinaire ou votre bio rythme (car oui il faudrait une loi pour imposer le visionnage de Drucker le dimanche) et toi aussi travailleur ravagé par la propension de ton voisin de bureau à se curer les ongles des pieds avec des trombones au dessus de sa corbeille à papier, vous tous, réjouissez-vous.  Car vous pouvez tous désormais trouver en ligne un « Petit Précis de Torture à l’usage des Timides et des non Bricoleurs » qui vous permettra enfin, si ce n’est de faire de votre vie une oasis de bonheur et de sérénité, de vachement vous défouler en faisant passer à votre entourage proche l’envie de vous rouler sur les lombaires. Et cerise sur le gâteau, c’est à des spécialistes mondialement reconnus que l’ont doit la parution de cette mine d’informations sur ce qui devrait largement supplanter le jardinage au classement de vos activités manuelles dominicales préférées : la CIA, rien que ça (il ne manque que les schémas mais ne boudons pas notre plaisir).

Des mémos de l’agence récemment rendus publics décrivent de façon très didactique une dizaine de techniques dites « de base » (on frémit d’impatience en espérant la parution du second opus dans lequel seront décrites les techniques « avancées » voir peut être même l’apparition d’un niveau « expert »), déclinées en plusieurs catégories, et destinées à conditionner le sujet à l’interrogatoire.
Je ne résiste pas au plaisir survoler le menu avec vous et de vous narrer avec espièglerie la conduite de ce que l’on pourrait qualifier « d’interrogatoire académique ».

Dans un premier temps conserver le sujet nu, le priver de sommeil et l’enchainer. Si l’on veut ajouter une pointe d’humiliation (pour les plus fainéants qui veulent limiter la logistique), il est possible de lui mettre une couche culotte. Dans un second temps, pratiquer une « altération du régime alimentaire ». Cela signifie pratiquement de ne nourrir qu’à base d’aliments liquides. A ce stade le manuel ne le précise pas mais je pense qu’il faut prévoir un paquet de couches culottes …

On entre ensuite en interaction directe avec le sujet. Là, le document nous décrit tout un tas de pratiques joliment nommées « Frappe insultante », « frappe au ventre », « Waterboarding » … en nous conseillant de maintenir notre invité en « position de stress » et de pousser la plaisanterie jusqu’à les confiner en compagnie d’insectes hostiles. Bon alors par contre pas un mot sur les modèles d’insectes à utiliser. Pas un dessin, pas une marque de citée. Je pense que les auteurs n’ont pas voulu castrer notre imagination et souhaitent nous permettre ainsi de laisser libre court à notre folie créatrice : araignées, mantes religieuse, blattes, pucerons (mais alors il faut en mettre un paquet) … lâchez-vous on vous dit. De toute façon c’est plus facile que de trouver des insectes amicaux (à part la coccinelle je vois pas trop).

En révélant au grand jours ces documents et en condamnant les actes perpétrés qui n’étaient pas qualifiés, à l’époque, de torture, les Etats Unis souhaitent tourner le dos à une période noire. Malgré tout, les agents ayant eu recours à de telles méthodes ne seront pas poursuivis. Il ne faudrait pas se passer de personnel qualifié non plus. On ne sait jamais ce qui peut se passer par la suite et qui gagnera les prochaines élections.

Même après mea maxima culpa, il risque de ne pas être évident de faire oublier  la période « œil pour œil, dent pour dent » …

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Tags Technorati: CIA, memo, revelations, Torture, USA

Les riches sont (parfois) ridicules ...

Fotolia_4733954 Il était grand, il était beau, il sentait bon le sable chaud … et ben même pas. A l’heure où les temps sont aux grands scandales financiers, aux arnaques ciselées à coups d’équations complexes et de manipulations tordues, Monsieur Sgarbi a fait simple, efficace, à l’ancienne. A lire l’histoire on a envie de dire qu’il a intégralement pompé son scénario sur celui de Claude Zidi et du film « La Totale ». Et on se souvient qu’on avait bien ri à l’époque en le voyant, mais qu’on s’était quand même dit que c’était un peu trop  gros. Apparemment, non.

Donc reprenons … il n’était pas grand, il n’était pas beau. En ce qui concerne l’odeur nous n’avons pas d’indication et je doute que les femmes flouées daignent nous en donner. En revanche il ne manquait pas d’aplomb. Dans le rôle de composition tout d’abord : conseiller spécial du gouvernement suisse, émissaire dans les zones de guerre. Comprenez littéralement « agent au service spécial de sa majesté helvète ». Et pourquoi pas « Astronaute luxembourgeois » ou « Chef cuisinier anglais » ? Dans les cibles ensuite …

De l’autre côté du ring se trouve en effet la femme la plus riche d’Allemagne. On pourrait croire que l’escroc ne se serait attaqué qu’à de vieilles veuves éplorées mais non. Susanne a 46 ans et ne souffre d’aucune disgrâce physique rédhibitoire pour la gente masculine. En tous cas aucune que ses 12,5% de BMW  ne sauraient effacer. Elle est également ce qu’on peut appeler une brillante femme d’affaires. Une brillante femme d’affaire allemande même, ce qui ne laisse pas envisager une personne fantasque prête à toutes les folies sur un coup de tête … et ben si.

Fotolia_8900568 Elle fait d’abord parvenir à celui qui est devenu son amant la coquette somme de 7 millions d’euros pour l’aider à se sortir d’un mauvais pas. Car James Bond est maladroit, c’est bien connu, et conduisant mal ou trop vite, il aurait percuté aux USA une fillette dont la famille (faisant fi de tout respect pour le caractère hyper secret de sa mission) le harcèlerait pour se faire dédommager … en Suisse, pays où couper une ligne blanche pour aller se garer en face est passible d’un emprisonnement à vie avec torture au cor des alpes, les agents du gouvernement rouleraient donc sans assurance. Et depuis quand rend-on des comptes quand on a le permis de tuer ? Mais qu’à cela ne tienne, l’amour est aveugle alors zou, elle envoie tout ça à Roméo en coupures de 500 euros dans un carton de déménagement (James Bond a le sens de la mise en scène). Mais le bougre est gourmand et après avoir claqué la somme en gadgets ultra perfectionnés destinés à sauver le monde et au rachat de quelques points de son permis, il réclame maintenant à sa victime qu’elle quitte son mari séance tenante (James Bond n’attend pas) et qu’elle verse sur un compte 290 millions d’euros pour subvenir à leurs (modestes) besoins (James Bond a des frais)…

La riche donzelle, qui venait par miracle ou hasard de se faire retirer sa perf’ de penthotal se dit que finalement il y’a un truc louche. Afin de sauvegarder ce qui lui reste de dignité, elle refuse. C’est alors que Sgarbi 007 se transforme en maitre chanteur et la menace de la dénoncer à son mari. Il lui agite sous le nez des enregistrements de leurs ébats, immortalisés grâce à tous les super gadgets qu’il  a pu se payer avec le premier versement. La justice est saisie et le juge ricane.

Nous n ‘épiloguerons pas sur l’issue du procès (James Bond a raté sa sortie … 6 ans de prison). A la limite j’aurais prôné la relaxe tellement on a envie de dire « bien fait pour ta face, la drogue c’est mal » à la dame. La vraie morale est que les riches sont (parfois) ridicules quand ils s’ennuient …

Rédigé à 17:07 dans Actualité, Ca va mieux, Futilités | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Tags Technorati: escroc, Gigolo, procès, Sgarbi

Retour à la nature

Sunset_3 Six petits jours en Afrique de l’est avec la Tanzanie et Zanzibar au programme. Ce fut le menu de la semaine dernière pour un repérage avec Julien et Aurélie. Ca change du bureau, ça change de Toulouse, ça change tout court. Je reviendrai dans une prochaine note sur le côté époustouflant de ce voyage mais je vais commencer ici par la partie dépaysement au sens le plus européen du terme.

Première constatation, je ne suis plus/pas cet homme proche de la nature et capable de survivre seul dans la pampa, seulement armé d’un briquet, d’un trombone et de ses canines. Seconde constatation, je ne suis pas le seul. Julien ayant passé son séjour à vérifier si on captait où non un réseau téléphonique dans les endroits les plus reculés de la steppe et à demander à tous les autochtones croisés et incrédules, dans un anglais approximatif mais de circonstance, « do you have wifi here ? », on peut supposer que sa possible adaptation en milieu naturel poserait plus de soucis que la mienne. Il est regrettable que je ne l’ai pas enregistré, je me serais fait un plaisir de joindre ici le fichier audio, l’accent ayant été pour beaucoup dans le fait qu’à cette question, le zanzibari et le tanzanien moyen lui aient tendu dans le désordre des stylos, un mouchoir, un poulpe mort … je crois même me souvenir que des enfants lui ont jeté des pierres et qu’une femme aie menacé de l’émasculer. Ceci dit je n’ai pas la preuve que « Wifi » ne soit pas une insulte en dialecte local.
Paysage La nuit en campement, au milieu des paysages magnifiques du Serengeti, fut un des moments forts du périple. Tels des citadins enthousiasmes, enhardis par plus de 24 heures de présence sur cette terre de début du monde, sentant renaitre en nous les instincts des premiers hommes  et ne faisant plus qu’un avec mère nature (1 et demi en ce qui concerne Julien qui à ce moment de l’histoire n’avait plus qu’une petite brique de signal à son IPhone et sentait le spectre de la dépression latente glacer son sang), nous nous élançâmes à l’assaut d’un mont rocheux dominant le camp pour y contempler le coucher de soleil. Et là, sous le regard bienveillant d’un guerrier Masaï souriant qui nous accompagnait (a priori même parcourir 100 mètres dans ce décor sans sagaie et sans jupette peut s’avérer fatal) nous avons pu profiter d’un embrasement rare. Comme dans le meilleurs films de monsieur Disney, les bruits sourds des tambours montaient au loin, la savane bruissait de mille sons pas trop trop identifiés, les singes chantaient doucement du jazz, les girafes faisaient des claquettes et … le téléphone sonnait (Julien venait de récupérer 2 barrettes de signal et recevait enfin en rafale les nombreux messages de la journée).
La nuit fut paisible et sans doute inoubliable. Pendant que nous sombrions dans les bras de Morphée, bercés par le vent s’engouffrant dans la toile de tente et les ricanements de la vingtaine de hyènes qui tournait autour de nos frêles habitations, nous repensions aux nombreuses émotions de la journée. Aurélie, debout sur son lit, la bombe insecticide dans une main et la pince à épiler dans l’autre (je n’aurais pas aimé être à la place du premier prédateur se risquant à entrer), nous a d’ailleurs précisé que le bruit se rapprochait plus du gloussement que du ricanement.
Un équipementier « outdoor » a récemment lancé, à mon sens, une très bonne campagne de communication avec comme Baseline « Pour la réintroduction de l’homme dans la nature ». Pour ma part je souhaite être réimplanté avec parcimonie et une machine à café Nespresso s’il vous plait …

Lire la suite "Retour à la nature" »

Rédigé à 18:13 dans Actualité, Job, Trips | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)

Tags Technorati: masaï, reperage, serengeti, Tanzanie, zanzibar

Surveillez vos réseaux sociaux ... même si vous n'en avez pas.

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Ah les merveilleux ustensiles que voilà! Pour ceux qui sont tombés dedans, les outils de Social Networking ouvrent des perspectives quasi infinies : rester en contact avec des personnes éloignées, entretenir son réseau professionnel, retrouver des camarades de classe (au risque de se rendre compte que les années n’ont pas été tendres avec son premier amour … le temps est parfois taquin) … Mais ne vous attendez pas à ce qu’il soit dit du mal de ces applications dans ces lignes.

Je partage avec nombre de mes petits camarades un certain penchant pour les Twitter, Seesmic et autres plateforme de Blog. Parfois même, dans mes heures le plus sombres et mes activités les plus inavouables je m’adonne à l’onanique Facebook : et que je te mets une nouvelle photo, et que je te balance une petite phrase bien sentie, et que te tagg ton gros mur (histoire d’étaler à tous mon esprit puisque tout le monde sait qu’un message taggé sur le « wall » de Serge est moins destiné au propriétaire dudit mur que l’on vient souiller de notre verve qu’à tous les contacts de ce dernier … ben oui sinon on enverrait un message, faut nous prendre pour plus bête qu’on est … simplement un message ne pourrait pas être lu pas cette charmante brune que Serge a dans sa liste d’amis et que etc, etc …). Et oui même Facebook. La seule différence est que je l’utilise par intermittence et que très souvent je suspends mon compte. Curieusement l’idée que les liens tissés échappent à tout contrôle de ma part, que depuis ma page on puisse trouver des photos ou des éléments ajoutés par d’autres ou que des semis inconnus devenus « amis » virtuels puissent par mon biais rentrer en contact avec mes vrais proches limite mon affection … et une utilisation plus pro.

C’était plus un sentiment de défiance diffuse jusqu’à ce que  j’aie enfin l’exemple de ce qu’il était possible de réaliser en matière de malveillance sur Facebook. Le 24 juillet dernier un britannique a été condamné à 21 500 euros de dommages et intérêts  pour avoir tout simplement créé un faux profil d’un ex ami. A priori les deux hommes étaient en « froid » et Mathew Firsht, le plaignant, avait sans le savoir une page sur la le site de socialisation.  Son ancien camarade avait concocté un profil aux oignons, annonçant par exemple que Mat devait de grosses sommes d’argent à droite et à gauche et faisait parti de groupe pas vraiment en ligne avec son activité professionnelle très sérieuse. L’histoire ne raconte malheureusement pas la raison de la brouille.

Depuis je déniche ceux de mes amis qui n’ont pas encore de profil et je passe mes nuits à les transformer en monstre sanguinaires assoiffés de sang, en serial killers potentiels, en « fraudeur massif du fisc et fiers de l’être » ou en adeptes invétérés du répertoire accordéonique bavarois du 16eme et 17eme siècle …

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Tags Technorati: Facebook, fake, malveillance, networking, reseaux

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