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Renverser les idoles?

Fotolia_7576312 Ça devait arriver. Tout comme on sait que Johnny doit un jour passer l’arme à gauche (faites que je sois à l’étranger et sur un autre continent ce jour là), on savait que l’idole de toute une génération allait nous quitter un jour. Mais la soudaineté de la nouvelle et surtout l’absence de signes avant coureurs récents ont pétrifié tous ceux qui se sont retrouvés face à la nouvelle. Depuis, les témoignages affluent, le monde semble tourner au ralenti. Il faut dire que cette étoile aura accompagné de ses déhanchés chaloupés et uniques les phantasmes et les rêves d’une jeunesse alors pendue à ses moindres faits et gestes. Mais c’était inévitable : Farrah Fawcett nous a quitté.

Bon ok, c’est limite comme procédé mais je trouve ça un peu moyen de la part de Michael Jackson de tirer sa révérence le même jour que la Drôle de Dame … du coup elle passe complètement inaperçue. Alors elle n'a peut être pas chanté « Billy Jean » et fait de la pub pour Sebago pendant des années, mais elle a quand même été mariée à l’Homme qui Valait trois Milliards ! C’est pas de la gnognote ça !

Quitte à passer pour un robot sans coeur, ça m’a fait bizarre de voir plein de camarades de mon âge à la limite de verser une larme à l’annonce du décès de l’autoproclamé « King of Pop ». Je ne dis pas que ça m’a donné envie de danser la gigue sur le comptoir mais de là à me mettre un coup de blues … Oui moi aussi je me suis pris des grosses vautres et des hontes cosmiques en me dandinant  et en croyant imiter parfaitement le moonwalk. Oui moi aussi je sens que mon épaule gauche se désolidarise du reste de mon corps et est prise de spasmes incontrôlables et ridicules dés que la radio fredonne « Billy Jean ». Oui Moi aussi j’ai le souvenir ému et vaguement libidineux de petites copines apeurées qui se collaient contre moi, sur le canapé, en regardant le clip de « Thriller »  (alors qu’aujourd’hui même un gamin de 6 ans ne tressaillirait plus devant la métamorphose pâte à modeler de Michael en chimpanzé cocaïnomane et très très énervé).  Non moi Monsieur, je n’ai jamais mis de jeans trop courts avec des chaussettes blanches et des pompes de ville ! Enfin oui, moi aussi, j’ai grandi avec monsieur Jackson.

Mais il faut quand même reconnaître que tout ce qui nous attachait un tant soit peu à lui date d’un petit paquet d’années. Sauf à être fan absolu des tabloïdes et des faits divers, il ne faisait plus vraiment partie de notre paysage artistique. Reconnaître qu’il a été un artiste majeur et incontournable, ok … réécouter en boucle ses tubes, avec plaisir … mais se taper des heures de reportages (qui se résument pour la plupart à des photos prises à la sauvette et des images d’hélico) sur toutes les chaines info dites sérieuses et croiser mes grands gaillards de potes de plus de 30 ans, le regard embué et à deux doigts de craquer dans mes bras … je m’interroge.

Je me demande s’ils écoutent du Michael Jackson, aujourd’hui, en Iran …


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Tags Technorati: décès, idole, Jackson

Décrépitude positive ...

Fotolia_12808410 Si on part du principe que l’espérance de vie en France pour un homme est aujourd’hui d’un peu moins de 80 ans (contre un peu moins de 85 ans pour une femme … mais que voulez vous, quand un astre brille plus intensément il brille forcément moins longtemps) et que les excès tels que manque de sommeil, déviances nocturnes, alcool et psychotropes divers  tendent à grignoter sérieusement la longévité, on peut considérer que 37 ans représentent grosso modo la mi parcours. Et là, j’y suis. C’est la mi temps et la seconde période s’annonce normalement plus technique que le première. Alors loin de moi l’idée de tirer des enseignements primordiaux et de déclamer, larmoyant et solennel ce qui constituera désormais les piliers de mon existence mais quand même un question se pose : qu’est ce que j’ai appris ces dernières années que je peux considérer comme sûr et qui prouve qu’entre 20 ans et 37, il s’est quand même passé des choses constructives (et hors psychotropes).

Les tables de la loi, ça donnerait ça :

En tribu tu vivras. Parce que quitte à se taper un style de vie qui en réduit l’espérance, autant le faire entouré, voire encerclé.

Dupe tu ne seras pas. Aucun acte n’est gratuit et totalement désintéressé. Même inconsciemment, tout n’est que rapport de force, tentative d’asseoir son pouvoir/influence, être aimé … Ce n’est pas grave. Ça ne pourrit pas forcément tout. Il faut juste arrêter de croire aux Bisounours et à Raël (en revanche le Père Noël on peut, quitte à faire le pari de Pascal avec lui … on ne sait jamais ,c’est lui qui a la clé du coffre à jouets … respect, on touche pas).


Se rendre compte que certaines choses sont humainement irréparables. C’est un peu à ça qu’on reconnaît la sortie de l’adolescence à mon sens. Avant, on a l’impression qu’on peut faire subir tout et n’importe quoi aux gens qui nous entourent et qu’il suffira de revenir avec un sac de fraises Tagada pour se faire pardonner et tout effacer. Et ben a priori non. J’ai testé, ça ne marche pas. Il y’a des choses qui pourrissent définitivement les rapports. Des trucs cassés que même les bonbons ne réparent pas. Je sais c'est moche et ça fait même presque douter de l'existence de Dieu, et de Claude François mais c'est comme ça. Je ne dis pas que le fait de le savoir change forcément notre comportement, mais au moins on chouine moins quand on se prend la porte dans la tronche.

Prendre du recul : et loin si possible. Cultivons le deuxième, le troisième degré et même au delà. De toutes façons, pas le choix, plus ça va aller et plus on va en avoir besoin pour survivre. Quand on fera sous nous et qu’on nous surprendra à jouer avec nos matières, fil audra bien en rire … Autant s’entrainer tout de suite.

Partir du principe qu’un être humain seul est presque toujours « attendrissant » et que des êtres humains en groupe sont presque toujours « pathétiques ». Comme disait Desproges « au delà de deux on est déjà une bande cons ». Constatation qui est, comme l’auront remarqués les plus perspicaces, en total contradiction avec la première règle. Mais quitte à choisir entre deux maux, au moins choisir le plus drôle …

Apprendre à vivre avec ses fantômes. Déjà, si on en a, bonne nouvelle, ça veut dire qu’il s’est passé des choses dans notre vie ces dernières années. Donc il faut avoir de l’affection pour eux. Et puis les fantômes, bien dressés, ça tient chaud l’hiver, ça peut donner des conseil pas trop pourris et parfois (souvent) ça a même de l’humour (de l’humour qui fait rire jaune mais de l'humour quand même …).

Être curieux : parce que sinon … mon dieu que c’est long et chiant …

Ne pas faire que des choses utiles : alors je sais que c’est un peu en contradiction avec le « ne pas être dupe ». Mais là je veux dire "qui paraissent servir à quelques chose". Des trucs comme apprendre à jouer de la guitare à 37 ans en sachant pertinemment qu’il y’a peu de chances qu’on en fasse son métier (sauf si on aspire à faire chier les voisins de façon professionnelle).

Restez gamin : parce que ça m’arrange … grave.

Ne s'attacher qu'aux gens qui s'attachent à nous. C'est le meilleur moyen de ne pas écumer les bars pour pratiquer l'ablation de la boule dans le ventre. Vœux pieu. Je n'ai pas encore trouvé la recette, mais j'y travaille. En attendant je pratique l'ablation avec la méthode de la première règle.

Bon c'est pas tout ça mais je vais me relire le poème de Kipling ... Il parait que j'ai sauté des lignes utiles pour la suite ...

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Numericable ... le retour

Fotolia_4304429 Pour achever proprement l'histoire, voilà en quelques mots la fin de cette palpitante aventure. Mon ami le technicien est venu (avec une bonne heure de retard mais il est venu). Et là nous avons eu une révélation technique. Du haut de son incroyable expérience et de son immense connaissance concernant tout ce qui touche de près ou de loin aux fils, signaux et prises, il a eu la bonté de m'expliquer pourquoi mon installation subissait un perte de puissance de signal qui faisait que "au boitier principal tout va bien mais à votre prise, on reçoit presque rien c'est vachement bizarre, va falloir changer tout le raccord et tirer un nouveau câble" (dixit l'exégète précédent) ... roulements de tambour et foule attentive pendue aux lèvres de celui qui sait et qui va révéler ... la prise et ben elle était pas branchée. Quand il l'a démontée et qu'il a tiré dessus, elle a révélé un morceau de câble d'environ 30 centimètres relié à rien du tout. Putain c'est beau la technique.

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Tags Technorati: incompetent, Numericable, probleme technique

Numericable, montez en puissance ... plongez en incompétence

Fotolia_5996231 Bon alors ça ne sert à rien, ça ne fera pas avancer le dossier, mais ça aura peut être au moins pour effet de me défouler un peu. Je m’excuse par avance pour la longueur de la note mais le haut débit, parfois, c’est long …

J’ai l’immense bonheur d’être client Numéricable depuis 6 ans. Pourquoi autant de fidélité ? Et ben je ne sais pas. La dernière fois que j’ai dit ça à une copine (oui moi quand je drague je disserte sur mon installation internet … ah ben on sait les faire rêver ou on sait pas) j’ai reçu en réponse un narquois « Numéricable ? Mais t’es resté bloqué dans les années 90 ou quoi ? T’as toujours ton minitel ? ». No comment. No comment mais pas faux …

Épisode 1

En fait les premières années n’ont été que douce idylle et absence totale de soucis. Internet, téléphone, télé, tout marchait. Et puis une fois de plus j’ai fait une erreur de débutant. J’ai déménagé. Mais, m’avait-on assuré au service client (c’est le nom qu’ils se donnent en interne. Ca prouve qu’ils ont au moins de l’humour), mon dossier me suivrait docilement en trottinant de Lyon à Toulouse où je serai accueilli à bras ouvert par le haut débit.

Mon dossier devait être blessé ou à court d’entrainement parce qu’il a plus boité que trottiné. J’avais, comme conseillé par le sus présenté « service client », prévenu 10 jours à l’avance en donnant l’adresse de mon nouveau logis qui de plus, coup de bol, était raccordé au réseau câblé. Mon interlocutrice m’avait assuré que le technicien me brancherait en deux temps trois mouvements tout en sifflotant un air de Bizet et peut être même sans les mains s’il était en forme. Le bougre était surtout peu réactif. Le premier rendez-vous disponible ne s’envisageait que deux semaines après mon entrée dans les lieux. Quinze jours sans télé et sans internet, j’avais envie de dire arrrghhhh … Mais bon, au pire ça me donnerait une excuse pour me remettre à fumer. Il était aussi taquin. L’intervention proposée tombait un samedi matin entre 8h00 et midi. Re arrgghhhh.

Le samedi entendu, j’étais sur le pied de guerre à 7h30 pour me rendre compte que personne n’était venu me brancher sans les mains ou en sifflotant à 12h30 passé. Petit coup de fil au « service client » pour prendre des nouvelles du technicien et m’assurer qu’il n’avait pas été attaqué par des bêtes sauvages ou victime d’une simple crevaison. Bien venu dans la quatrième dimension. Ma charmante interlocutrice me soutint que ce n’était pas possible que j’attende quelqu’un de chez eux puisque jamais au grand jamais (sous peine d’être au minimum foudroyé sur place si on en croit les trémolos dans sa voix) on ne prenait de rendez-vous technique un samedi dans une société aussi sérieuse que la leur. Bon alors là, il faut être franc … elle en a pris plein la gueule. Je sais qu’elle ne devait sans doute y être pour rien mais moi, levé à 7h30 un samedi matin … Et curieusement, 5 minutes après avoir raccroché, je reçus le coup de fil du technicien m’expliquant qu’on avait du oublier de me mettre sur sa feuille de mission mais qu’il serait chez moi avant 14h00 sans faute. Pas mal pour quelqu’un qui n’intervenait jamais le samedi. A 14h30, j’étais de nouveau branché.

Épisode 2

Certains croient que les hommes tirent leçon de leurs fautes passées. Que nenni.  La preuve, j’ai re déménagé il y’a trois semaines. Mais là je pensais vraiment avoir assuré le coup, promis. Je restais dans le même immeuble (câblé je vous le rappelle) et je récupérais un appartement dont les anciens locataires étaient abonnés à Numéricable. On ne pouvait à mes yeux réunir plus d’atouts pour que tout se passe bien. Et force est de constater que ça commençait plutôt pas mal. Je prenais possession des lieux le samedi et le technicien de mon fournisseur préféré devait passer le lundi pour s’assurer de la continuité de mon branchement. Deux jours sans TV et sans internet … les doigts dans le nez (et avec quelques cachets de lexomil tout de même)…

Lundi, à l’heure dite, le monsieur était là. Vérification de la prise, du branchement au boitier de l’immeuble, petite signature sur le papier d’intervention et assurances que je n’avais plus qu’à ré-initialiser mon décodeur en le rallumant et en le laissant 30 minutes sur la première chaine. Il me conseillait également de passer dés l’après midi au magasin pour changer mon décodeur dont la version commençait à dater. Bien monsieur, merci monsieur, au revoir monsieur. Une heure plus tard, j’avais quatre chaines de disponibles (France 2, France 3, Arte et Canal+ à laquelle je n’avais jamais souscris d’abonnement), aucune de mon bouquet et ni internet ni téléphone.  Je profitai de mon escapade à l’agence pour échange de décodeur pour leur parler du problème. Le technicien n’avait pas clôturé mon dossier. Donc il était normal que pour le moment je subisse quelques désagréments. Tout devait rentrer dans l’ordre après. Et pour ce qui était de l’échange, on ne pouvait pas y procéder, faute  incombant à cette même absence de clôture. 48 heures plus tard, rien n’avait changé.

Finalement à force de relances téléphoniques et d’énervement, la mise à jour de mon dossier intervint lundi (oui oui, une semaine après l’intervention). Je passai donc changer le matériel. Là le charmant représentant de mon fournisseur me proposa d’initialiser ma nouvelle carte à puce en magasin. Ce serait fait. Je n’aurais pas à le faire à la maison. Ça ne prendrait que deux minutes. Trois quarts d’heure et une demie douzaine de techniques différentes plus tard, le charmant représentant s’avoua vaincu. Ca ne marchait pas et c’était hyper bizarre (c’est la seule explication technique que j’aie réussie à lui soutirer … c’est beau un professionnel en action). Il me conseilla de tenter de le faire chez moi. Vous savez, 30 minutes sur TF1 et … oui ta gueule je sais. Et ça ne marcha pas. Et j’appelai mes amis du « service client » qui, fins spécialistes techniques eux aussi, me dirent qu’il devait y avoir un problème. Non ?? C’est pas vrai ?? Vous croyez ? Re-prise de rendez vous pour une re-intervention. Je me consolais en pensant qu’il valait mieux que ça m’arrive avec Numéricable qu’avec le toubib qui m’avait opéré de l’appendicite …

Le technicien se présenta au rendez-vous (ce qui était déjà ça au vu des évènements précédents) et après une batterie de tests, m’annonça qu’effectivement il y’avait une perte de  puissance de signal entre mon boitier de réception et ma prise. Le câble devait être endommagé. Il fallait le changer. Vous voulez dire celui là là ? Celui qui passe sous le parquet ? Oui, oui … on va rire. Je en suis pas de nature très curieuse mais je lui demandai tout de même comment un câble fixe, installé deux ans avant sous le parquet, pouvait avoir subi une telle dégradation. Réponse du technicien, sans sourciller et sans une once de doute dans la voix : « Ça doit être mon collègue quand  il est venu pour l’installation. Il a du un peu tirer dessus pour vérifier la prise en l’ouvrant et ça a du l’abimer »  … Réponse de l’usager : « Vous êtes en train de me dire que mon installation a été foutue en l’air par le technicien de chez Numéricable qui était venu pour la mettre en place et qu’elle devait sans doute très bien marcher avant son passage ? ». Alors qu’en fait il a plutôt envie de dire un truc du genre : « Est ce qu’on vous a déjà fouetté les testicules avec un bouquet de ronces et d’orties tout en les arrosant avec du vinaigre de framboise ? » … Non ben c’est vrai à un moment, il faut ce qu’il faut … Mais sur le coup je me suis dit que j’allais le garder en vie et sous la main jusqu’à la fin de la réparation. Erreur. Le monsieur n’était là que pour tester. C’était hors de ses attributions de réparer. Même si selon ses propres dires il aurait été capable de le faire en 20 minutes (par contre je ne sais pas si c’était avec ou sans les mains). Si j'avais eu des nichons j'aurais tenté de lui montrer pour faire plier la bête, mais je n'étais pas équipé. Bibi n’avait pas le droit de toucher au bordel laissé par son collègue. Il fallait reprendre rendez-vous.

Le technicien devait passer aujourd’hui, entre midi et 14h00. J’ai reçu un coup de fil pendant que je poireautais chez moi, en regardant tristement la prise du câble éventrée. On me signalait que l’expert avait eu une urgence familiale et qu’il avait du rentrer chez lui. On me faisait l’extrême bonté de me proposer deux autres créneaux pour des rendez-vous. Finalement il doit/devrait passer demain, entre 16h00 et 18h00. Ca tombe bien, je n’ai que ça à faire moi, dans la vie, attendre des techniciens d’un fournisseur d’accès qui à l’impression que c’est lui et non moi le client.

Alors ce soir, en rentrant, je vais passer acheter des ronces, des orties et du vinaigre de framboise. Et une batte de baseball aussi … Je m’excuse d’hors et déjà auprès de tous les usagés Numéricable qui auraient du être dépannés après moi par le technicien qui va passer demain. Il sera sans doute indisponible. Mais qu’ils ne s’affolent pas. Le « service client » les rappellera sans faute pour leur proposer un autre rendez-vous …

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Tags Technorati: incompétence, installation, intervention, nul, numericable, probleme, service client

Dis monsieur, c'est quoi en fait ton métier?

Il arrive parfois que l'on découvre avec stupéfaction que les gens qui nous sont le plus proches et qui nous connaissent depuis le plus longtemps ne comprennent absolument pas ce que vous faites dans la vie. Je passe sur le cas de tous mes potes qui s'en foutent, de mes amis patrons de bars qui pensent que je vis dans le faux plafond de leur établissement et de mes parents auxquels je fais croire depuis des années que je suis un avocat d'affaires à la renommée internationale (ce sont des gens très intelligents et pas forcément crédules mais que voulez-vous, l'amour rend aveugle ...).

Je profite donc d'un petit montage assemblé pour le blog de la boite pour montrer que :

- oui j'ai un boulot
- oui j'ai un boulot qui est plutôt sympa et intéressant
- non je ne travaille plus pour le Club Med
- non je ne suis pas barman
- non je ne suis pas avocat (pardon môman)


La même en haute def' :
Téléchargement Voyage récompense high res def


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Hadopi : "Le minitel c'est fini" ...

Si je ne m'abuse c'est aujourd'hui que l'on tente le second examen de passage pour l'Hadopi. Nul doute qu'après la faute de carre dû à l'absentéisme lors de la première tentative, les membres de la majorité seront cette fois ci en ordre de marche, en rang d'oignons et mobilisés comme jamais.

Mais même si compter sur l'intelligence pour éviter de voir entériner un texte aussi pitoyable est sans aucun doute une douce utopie, il ne serait pas mal de ne pas toujours avoir à miser sur l'incroyable capacité de nos élus à ne pas être là ou ils devraient être. Donc petite vidéo didactique, ludique et surtout intelligente de la part de Stan & Dam pour finalement comprendre pourquoi une fois de plus notre gouvernement préféré s'attaque de façon préhistorique et dispendieuse à un problème moderne. Ou comment faire d'une opportunité de création d'un nouveau modèle, une lutte de tranchées archaïque et perdue d'avance ...


The Stan&Dam Report 1 : HADOPI
envoyé par stanetdam

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Crise capillaire

Perruque-homme On commet parfois des erreurs tactiques de débutant. On croit avoir grandi, appris de ses chutes, être sorti d’une longue et ridicule adolescence (depuis peu) et un jour, c’est la faute de carre basique, la fausse queue ridicule, bref, le ratage pathétique. Et là on se rend compte que finalement, on n'a rien retenu.

J’ai changé de coiffeur. Pas de coiffure, de coiffeur … la coiffure on s’en tape. Depuis bien longtemps on n'attend plus de miracle et on sait que les voltigeurs à ciseaux ne peuvent finalement que peu de choses pour notre apparence extérieure. Au début on y a cru. Et on a même fait partie de cette horde de clients naïfs qui à la question fatidique « alors qu’est ce qu’on lui fait » répondent « la coupe de Georges Clooney dans Ocean Eleven c’est possible ? … La coupe oui, Clooney non, désolé. Et encore parfois on n’a même pas la chance d’avoir une « qualité de cheveux » permettant la coupe de Mr Clooney. Parfois même nos cheveux sont à l'exacte opposée de l'acteur hollywoodien … Alors maintenant quand l’artiste tailladeur lance sont « alors qu’est ce qu’on lui fait » on se contente de rétorquer « Ben on lui coupe les cheveux » en ricanant lorsqu’on entend un autre client demander au fond du salon et d’un voix timide « la coupe de Brad Pitt dans Fight Club, c'est possible? »... La coupe oui ... 

Une fois que l’on a intégré ce paramètre, on se satisfait de deux éléments primordiaux qui suffisent à notre bonheur lorsque vraiment on ne peut plus rien faire seul pour son ordonnancement capillaire :

-    finalement, si on doit vraiment y aller c’est qu’il nous reste des cheveux, et c’est déjà ça.

-    Au moins on a trouvé un petit salon sympa où on se sent bien, où le coiffeur n’est pas trop volubile et le café pas trop infâme.

Rien que ça devrait largement suffire à notre contentement. Et bien non, il a quand même fallu aller voir ailleurs (on doit d’ailleurs pouvoir trouver un parallèle intéressant avec le comportement des maris adultères mais ce n’est pas le propos ici).

Intérieur jour. Salon blanc à la décoration épurée. L’endroit est vide de client mais remplie d’une armée de spécialistes en blouses blanches qui si l'on en croit le sérieux avec lequel on est reçu doivent au moins bosser sur une arme de destruction massive dernière génération.

Le cobaye (encore décontracté) – Bonjour, bonjour …

Scientifique 1 (toujours pas et a priori depuis longtemps) – Bonjour.

Le cobaye – Heu j’aurais eu besoin d’une petite coupe mais je n’ai pas pris rendez-vous.

Scientifique 1 – Attendez je regarde si nous avons quelqu’un de disponible … (grand sourire faux cul) ah ben oui vous avez de la chance, Lucciano va s’occuper de vous …

Le cobaye – Lucciano, rien que ça … mais moi je suis venu pour une coupe hein, pas une "Quatre Fromages"… Ok, ok … l’humour, vous êtes pas fan …

Lucciano – Si vous voulez bien me suivre.

Alors oui il veut et en plus il aimerait que ça aille vite parce que la dernière fois qu’il s’est senti aussi mal à l’aise c’est à cause d'un fou rire pendant un enterrement. Naïvement il se dirige vers le bac à shampoing en espérant que ce n’est pas le virtuose italien qui va lui papouiller le cuir chevelu mais la petite brune à côté des bouteilles multicolores. Mais il est arrêté dans son élan à mi chemin par Lucciano qui l’assoit et lui dit qu’il doit d’abord étudier son implantation. Étudie mon gars. Et là ô surprise, il découvre qu’il a une morphologie capillaire vachement intéressante et que pour la mettre en valeur il faudra raccourcir mais pas trop et ébouriffer mais de façon organisée. Et ben on n’est pas sortis du sable … Heureusement qu’il est entouré de pointures.

Vient enfin le moment du tripotage de cheveux avec la jolie brune. Il est presque bien et se laisserait aller à la décontraction mais c’est à ce moment qu’elle lui assène « vous avez des antécédents capillaires ? Quelque chose de spécial ? ». Ah merde, il a pas révisé. Mais comme elle est mignonne il tente de répondre quand même … « tout ce que je peux vous dire c’est que d’un point de vue cardiaque, tout va bien » … silence … solitude … Il y’a donc deux moments où un homme doit absolument éviter l’humour potache : avec une femme quand il a trop bu et avec un coiffeur quand il ne l’a pas assez fait … Le reste du shampoinage, si l’on omet la tentative d’ébouillantage, se passe à peu prés bien. A la fin de ce dernier, on lui propose de choisir de la lecture pour l’occuper pendant que l’on papillonnera autour de son cuir chevelu. Comme ça pourrait signifier qu’on le laissera peinard et qu’on ne lui tiendra pas le crachoir, il accepte bien volontiers.

Erreur, Lucciano semble être persuadé que je suis le seul homme capable de faire plusieurs choses à la fois et j’ai beau déployer tous mes talents de comédien pour faire semblant de m’intéresser, comme si ma vie en dépendait, à un essai comparatif sur les cires et crème épilatoires, rien ne l’arrête.

Extraits des « meilleurs » passages…

-    Vous avez des cheveux fins mais vous en avez beaucoup …
-    Ah … quel bol …

-    C’est hallucinant ce temps ! A n’y rien comprendre. Ce matin il pleut, puis le soleil arrive, puis il re-pleut …
-    Ben oui c’est avril quoi …

-    Vous voulez un café ?
-    Vous avez pas un cognac plutôt ? … ah oui merde c’est vrai … pas d’humour … désolé

-    Je vous mets un peu de crème pour les décoiffer … comme au saut du lit …
-    Décoiffer… au saut du lit … avec vous qui me parlez dans le cou avec un faux accent italien … arrêtez j’ai des visions d’horreur … et posez cette crème, vous ne vous approcherez pas de moi avec ça tant que je ne saurai pas ce qu’il y’a dans la pot …

Trois quarts d’heure plus tard, l’otage était libéré. « Donne-lui tout de même une casquette dit mon père » …

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L'effet papillonne ...

9295_6 Il est des questions angoissantes que l’on traine toute sa vie comme des entraves à tout rationalisme.  Des abimes incompréhensibles qui défient toute approche scientifique rigoriste. Des interrogations qui nous poursuivent même (surtout) dans les moments les plus intimes et qui ont la bonne idée de se rappeler à nous dans les moments les plus incongrus. Parmi ces dernières, on peut par exemple citer la plus lancinante de toutes, pour ma part en tout cas, que mon goût de l’observation n’a toujours pas réussi à élucider totalement et qui m’assaille régulièrement dans les endroits publics où l’on ne débite pas que de la grenadine (je n’ai jamais dit qu’il s’agissait d’angoisses d’homme sobre) : pourquoi les femmes se déplacent-elles en groupe aux toilettes ?

Ne m’étant pas risqué à aller y jeter un coup d’œil vicieux, je vis encore à ce jour dans le fantasme  humide de grandes alcôves sanitaires baignées d’une lumière vacillante destinée à couver d’un demi secret les frôlements interdits et tabous de corps de sexes équivalents au rythme de mélopées hypnotiques assourdies par les lourdes tentures pourpres qui  argghhhh … Ce n’est certainement pas l’explication la plus probable, mais c’est sans aucun doute celle qui me fait sourire le plus béatement. Donc, je la garde.

A l’opposé, il est des questions toutes aussi angoissantes mais qui elles possèdent un début de réponse. Citons au hasard et sans ricaner : d’où vient cette attente désespérée et tendue de l’arrivée du Prince Charmant que vivent toutes les jeunes (et moins jeunes) filles rencontrées dans les pays où le confort matériel quotidien et l’absence de nécessité d’aller chasser ou chercher de l’eau au puit distant de seulement quinze kilomètres pour survivre  permet aux psy de faire fortune. Et bien là, en revanche, la réponse est fièrement lancée par les victimes : c’est rien que de la faute à Walt Disney. Le vieux monsieur ne se serait pas contenté de dénoncer du communiste. Il aurait aussi brisé la vie de générations entières de femmes trop facilement enclines au romantisme pictural. Et là, on dit … pas faux. Si si, il faut être bon joueur, on peut qualifier l’hypothèse de plausible. Si  Zorro avait pleuré à chaque fois qu’il s’était pété un talon, où serions nous, jeunes mâles adeptes du mimétisme. Non mais c’est vrai, est ce que James Bond dis « je t’aime » ou est ce qu’un super héro oserait porter un costume ridicule, trop cintré et aux couleurs criardes ? Y’a pas à dire, elles n’y sont pour rien et les petits garçons sont encore une fois favorisés.

Mais cette explication validée et l’opprobre justement jetée sur le papa de Mickey (qui avait appelé sa première création féminine « Mini » … il persiste le bougre machiste), reste un mystère encore plus obscure d’où nait une angoisse autrement plus sournoise. Si la première attente éperdue et vaine peut s’expliquer en mettant tout sur le dos de pépé Walt, qu’en est-il des suivantes. Le plus inquiétant n’est pas la première naïveté, mais toutes celles qui défilent à sa suite, qui poussent nos charmantes amies à reproduire de façon forcenée cette attente vouée à l’échec. Plus la chute est douloureuse, plus elles montent haut pour attendre les prochaines dirait l'observateur avisé. Même Sisyphe s’incline. Et pourtant en ce qui concerne l’échec à répétition, il se pose là … Se faire endoctriner par des dessins animés d’accord, mais il y’a un moment où le réveil devrait survenir.

Et bien non … Même pour cet aveuglement les pauvres n’y sont pour rien. Un équipe de chercheurs possédant à la fois une connaissance aiguisée des mécanismes de suggestion psychologique et beaucoup trop de temps libre vient de mettre en évidence le tiers responsable. Et une fois de plus c’est monsieur Disney, qu’on le lapide, qui sort grand vainqueur. Non content de massacrer à grands coups de souris, de chevaliers et mêmes de nains, le pervers pornographe, la future vie sentimentale de millions de jeunes filles qui sans lui n’auraient jamais acheté leur première Barbie pour lui faire laver les caleçons de Ken, il aurait poussé le vis à incorporer dans ses films de propagande un mécanisme retord et subliminal destiné à pousser ses victimes à la répétition du cassage de gueule sentimental. Le procédé est d’une simplicité enfantine (normal vu le public) : les personnages changent mais les scènes et les animations sont les mêmes. Du coup, les princesses éplorées sont, dés leur plus jeune âges, non seulement conditionnées au mirage, mais également à ne pas se rendre compte que même en remplaçant et en multipliant les protagonistes, les situations sont toujours les mêmes et la fin identique.

La preuve en image et en document rigoureusement scientifique ci dessous ...

Non décidément, si même de ça elles ne sont pas responsables, elles n’y seront jamais pour rien

Disney fait de l'auto-plagia
envoyé par BSmax

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Mehdi vient de finir de rédiger sa todo list ...

... et maintenant qu'il l'a rangée il se rend compte qu'il n'est pas sorti du sable ...

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La crise rend modeste

Itbalenciaga C’est la crise ! Ah bon ? Oui … Du coup depuis quelques mois déjà, nombre de spécialistes défilent sur nos ondes, nos pages de journaux, nos émissions de télé pour nous tenir informer de la situation du début de la fin du monde. On voit passer de tout : des politiciens bien entendu, des experts économiques, des travailleurs spoliés, des patrons désolés, le lot réglementaire d’artistes engagés (qui profitent de leur coucou de soutien à tous les futurs licenciés pour rappeler que le piratage c’est mal)... De tout on vous dit. Mais jusqu’à présent, au niveau de l’analyse, on avait à peu près évité le ridicule complet en se contentant parfois de l’inutile. Et bien ça y’est, réjouissons nous, la limite est allègrement franchie.

Au détour des pages d ‘un journal très sérieux, après avoir parcouru un article sur le Brésil de Lula (pour pouvoir faire le malin lors d’un prochain apéro) et un reportage dépaysant sur le îles Andaman (pour briller lors du prochain repas en tête à tête), on tombe nez à nez avec l’ultime analyse par l’ultime analyste … Karl Lagerfeld. Mais si, Karl Lagerfeld, le dandy à géométrie variable et catogan. Cet homme qui ne paraît tenir en un morceau que grâce à l’amidon de sa chemise. Et bien monsieur Lagerfeld  se fait aujourd’hui le gourou de ce qu’il appelle lui même une " nouvelle modestie " dans le monde du luxe.  Selon sa définition il s’agirait d’une " non-agressivité de la qualité, du luxe et du raffinement, une espèce de réserve élégante " … hum moui mais encore ? Réponse derrière les lunettes noires : "des vêtements efficaces, bien coupés, pleins de fraicheur et agrémentés d’accessoires spectaculaires mais amovibles : pour remonter le morale il faut que la mode soit démontable ! ". Youpi !

Bon on reprend doucement … " Non agressivité de la qualité ",  ça ok, on va pas se mettre à faire des pull en fils barbelés, bonne nouvelle … " Vêtements efficaces ", pareil, on voit ... pas d’imperméables en mousse … " bien coupés ", c’est un minimum vus les tarifs de la profession. Si c’est pour se trimballer un pantalon avec un jambe plus courte que l’autre (ceci dit ils trouveraient le moyen d’appeler ça une " posture artistique ")… des " accessoires spectaculaires mais amovibles " … alors là, je sèche.  Un par choc de Kangoo couvert de strass comme boucle de ceinture mais qu’on pourrait enlever pour s’installer à sa table au restaurant ? Ouf, nous voilà rassurés. Pour finir, l’histoire de la mode démontable (plus pratique pour se déshabiller sûrement) je patauge méchamment …  D’un autre côté même le journaliste réalisant l’interview avait du mal à finir son article sans se moquer … Le bilan est tout de même que l’expression " nouvelle modestie " de la part d’un couturier qui a organisé un de ses derniers défilés sur la Grande Muraille de Chine … on ricane. 

Mais soyons fairplay, n’étant pas spécialiste c’est sans doute un bonne dose d’incompréhension de ma part. C’est même sûrement ça parce que juste après je suis tombé sur un  article qui traitait du martyre qu’endurent les mannequins lors des défilés à cause de la mode actuelle des talons surdimensionnés. Rendez-vous compte, on atteint des 8,5 cm de cambrure (je n’ai aucune idée de ce que ça peut être) ! Le passionnant débat (il faut que je change de journal moi) opposait les spécialistes défendant un " les pauvres, personnes ne peut avoir une démarche sexy avec ça aux pieds " (je n’avais pas le souvenir de mannequins à la démarche sexy lors de défilés) à d’autres, adeptes du " elles n’ont qu’à apprendre à marcher les gourdasses, c’est pas comme si on leur demandait d’apprendre à compter ".

Là, juste après un témoignage poignant d’une professionnelle s’étant étalée comme une crêpe à Milan, la preuve que je ne parle pas la langue sautait aux yeux : "On voit évoluer deux tendances chez les créateurs. D’un côté, on suit une amazone qui se réapproprie sa féminité grâce à la hauteur du talon plutôt carré, tout en restant ancrée dans la vie active via le plateau qui stabilise l’avant de la semelle. De l’autre, l’attitude est plus ambiguë, presque désexualisée, elle évoque une féminité brimée et fragile. Elle met plus mal à l’aise ". Mazette, moi qui croyais que les filles mettaient juste des talons pour paraître plus grandes …

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Tags Technorati: crise, défilé, mode, modestie, talons

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