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Numericable, montez en puissance ... plongez en incompétence

Fotolia_5996231 Bon alors ça ne sert à rien, ça ne fera pas avancer le dossier, mais ça aura peut être au moins pour effet de me défouler un peu. Je m’excuse par avance pour la longueur de la note mais le haut débit, parfois, c’est long …

J’ai l’immense bonheur d’être client Numéricable depuis 6 ans. Pourquoi autant de fidélité ? Et ben je ne sais pas. La dernière fois que j’ai dit ça à une copine (oui moi quand je drague je disserte sur mon installation internet … ah ben on sait les faire rêver ou on sait pas) j’ai reçu en réponse un narquois « Numéricable ? Mais t’es resté bloqué dans les années 90 ou quoi ? T’as toujours ton minitel ? ». No comment. No comment mais pas faux …

Épisode 1

En fait les premières années n’ont été que douce idylle et absence totale de soucis. Internet, téléphone, télé, tout marchait. Et puis une fois de plus j’ai fait une erreur de débutant. J’ai déménagé. Mais, m’avait-on assuré au service client (c’est le nom qu’ils se donnent en interne. Ca prouve qu’ils ont au moins de l’humour), mon dossier me suivrait docilement en trottinant de Lyon à Toulouse où je serai accueilli à bras ouvert par le haut débit.

Mon dossier devait être blessé ou à court d’entrainement parce qu’il a plus boité que trottiné. J’avais, comme conseillé par le sus présenté « service client », prévenu 10 jours à l’avance en donnant l’adresse de mon nouveau logis qui de plus, coup de bol, était raccordé au réseau câblé. Mon interlocutrice m’avait assuré que le technicien me brancherait en deux temps trois mouvements tout en sifflotant un air de Bizet et peut être même sans les mains s’il était en forme. Le bougre était surtout peu réactif. Le premier rendez-vous disponible ne s’envisageait que deux semaines après mon entrée dans les lieux. Quinze jours sans télé et sans internet, j’avais envie de dire arrrghhhh … Mais bon, au pire ça me donnerait une excuse pour me remettre à fumer. Il était aussi taquin. L’intervention proposée tombait un samedi matin entre 8h00 et midi. Re arrgghhhh.

Le samedi entendu, j’étais sur le pied de guerre à 7h30 pour me rendre compte que personne n’était venu me brancher sans les mains ou en sifflotant à 12h30 passé. Petit coup de fil au « service client » pour prendre des nouvelles du technicien et m’assurer qu’il n’avait pas été attaqué par des bêtes sauvages ou victime d’une simple crevaison. Bien venu dans la quatrième dimension. Ma charmante interlocutrice me soutint que ce n’était pas possible que j’attende quelqu’un de chez eux puisque jamais au grand jamais (sous peine d’être au minimum foudroyé sur place si on en croit les trémolos dans sa voix) on ne prenait de rendez-vous technique un samedi dans une société aussi sérieuse que la leur. Bon alors là, il faut être franc … elle en a pris plein la gueule. Je sais qu’elle ne devait sans doute y être pour rien mais moi, levé à 7h30 un samedi matin … Et curieusement, 5 minutes après avoir raccroché, je reçus le coup de fil du technicien m’expliquant qu’on avait du oublier de me mettre sur sa feuille de mission mais qu’il serait chez moi avant 14h00 sans faute. Pas mal pour quelqu’un qui n’intervenait jamais le samedi. A 14h30, j’étais de nouveau branché.

Épisode 2

Certains croient que les hommes tirent leçon de leurs fautes passées. Que nenni.  La preuve, j’ai re déménagé il y’a trois semaines. Mais là je pensais vraiment avoir assuré le coup, promis. Je restais dans le même immeuble (câblé je vous le rappelle) et je récupérais un appartement dont les anciens locataires étaient abonnés à Numéricable. On ne pouvait à mes yeux réunir plus d’atouts pour que tout se passe bien. Et force est de constater que ça commençait plutôt pas mal. Je prenais possession des lieux le samedi et le technicien de mon fournisseur préféré devait passer le lundi pour s’assurer de la continuité de mon branchement. Deux jours sans TV et sans internet … les doigts dans le nez (et avec quelques cachets de lexomil tout de même)…

Lundi, à l’heure dite, le monsieur était là. Vérification de la prise, du branchement au boitier de l’immeuble, petite signature sur le papier d’intervention et assurances que je n’avais plus qu’à ré-initialiser mon décodeur en le rallumant et en le laissant 30 minutes sur la première chaine. Il me conseillait également de passer dés l’après midi au magasin pour changer mon décodeur dont la version commençait à dater. Bien monsieur, merci monsieur, au revoir monsieur. Une heure plus tard, j’avais quatre chaines de disponibles (France 2, France 3, Arte et Canal+ à laquelle je n’avais jamais souscris d’abonnement), aucune de mon bouquet et ni internet ni téléphone.  Je profitai de mon escapade à l’agence pour échange de décodeur pour leur parler du problème. Le technicien n’avait pas clôturé mon dossier. Donc il était normal que pour le moment je subisse quelques désagréments. Tout devait rentrer dans l’ordre après. Et pour ce qui était de l’échange, on ne pouvait pas y procéder, faute  incombant à cette même absence de clôture. 48 heures plus tard, rien n’avait changé.

Finalement à force de relances téléphoniques et d’énervement, la mise à jour de mon dossier intervint lundi (oui oui, une semaine après l’intervention). Je passai donc changer le matériel. Là le charmant représentant de mon fournisseur me proposa d’initialiser ma nouvelle carte à puce en magasin. Ce serait fait. Je n’aurais pas à le faire à la maison. Ça ne prendrait que deux minutes. Trois quarts d’heure et une demie douzaine de techniques différentes plus tard, le charmant représentant s’avoua vaincu. Ca ne marchait pas et c’était hyper bizarre (c’est la seule explication technique que j’aie réussie à lui soutirer … c’est beau un professionnel en action). Il me conseilla de tenter de le faire chez moi. Vous savez, 30 minutes sur TF1 et … oui ta gueule je sais. Et ça ne marcha pas. Et j’appelai mes amis du « service client » qui, fins spécialistes techniques eux aussi, me dirent qu’il devait y avoir un problème. Non ?? C’est pas vrai ?? Vous croyez ? Re-prise de rendez vous pour une re-intervention. Je me consolais en pensant qu’il valait mieux que ça m’arrive avec Numéricable qu’avec le toubib qui m’avait opéré de l’appendicite …

Le technicien se présenta au rendez-vous (ce qui était déjà ça au vu des évènements précédents) et après une batterie de tests, m’annonça qu’effectivement il y’avait une perte de  puissance de signal entre mon boitier de réception et ma prise. Le câble devait être endommagé. Il fallait le changer. Vous voulez dire celui là là ? Celui qui passe sous le parquet ? Oui, oui … on va rire. Je en suis pas de nature très curieuse mais je lui demandai tout de même comment un câble fixe, installé deux ans avant sous le parquet, pouvait avoir subi une telle dégradation. Réponse du technicien, sans sourciller et sans une once de doute dans la voix : « Ça doit être mon collègue quand  il est venu pour l’installation. Il a du un peu tirer dessus pour vérifier la prise en l’ouvrant et ça a du l’abimer »  … Réponse de l’usager : « Vous êtes en train de me dire que mon installation a été foutue en l’air par le technicien de chez Numéricable qui était venu pour la mettre en place et qu’elle devait sans doute très bien marcher avant son passage ? ». Alors qu’en fait il a plutôt envie de dire un truc du genre : « Est ce qu’on vous a déjà fouetté les testicules avec un bouquet de ronces et d’orties tout en les arrosant avec du vinaigre de framboise ? » … Non ben c’est vrai à un moment, il faut ce qu’il faut … Mais sur le coup je me suis dit que j’allais le garder en vie et sous la main jusqu’à la fin de la réparation. Erreur. Le monsieur n’était là que pour tester. C’était hors de ses attributions de réparer. Même si selon ses propres dires il aurait été capable de le faire en 20 minutes (par contre je ne sais pas si c’était avec ou sans les mains). Si j'avais eu des nichons j'aurais tenté de lui montrer pour faire plier la bête, mais je n'étais pas équipé. Bibi n’avait pas le droit de toucher au bordel laissé par son collègue. Il fallait reprendre rendez-vous.

Le technicien devait passer aujourd’hui, entre midi et 14h00. J’ai reçu un coup de fil pendant que je poireautais chez moi, en regardant tristement la prise du câble éventrée. On me signalait que l’expert avait eu une urgence familiale et qu’il avait du rentrer chez lui. On me faisait l’extrême bonté de me proposer deux autres créneaux pour des rendez-vous. Finalement il doit/devrait passer demain, entre 16h00 et 18h00. Ca tombe bien, je n’ai que ça à faire moi, dans la vie, attendre des techniciens d’un fournisseur d’accès qui à l’impression que c’est lui et non moi le client.

Alors ce soir, en rentrant, je vais passer acheter des ronces, des orties et du vinaigre de framboise. Et une batte de baseball aussi … Je m’excuse d’hors et déjà auprès de tous les usagés Numéricable qui auraient du être dépannés après moi par le technicien qui va passer demain. Il sera sans doute indisponible. Mais qu’ils ne s’affolent pas. Le « service client » les rappellera sans faute pour leur proposer un autre rendez-vous …

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Tags Technorati: incompétence, installation, intervention, nul, numericable, probleme, service client

Facebook, de la bonne utilisation de "l'air de rien" ...

Fotolia_4074520 C’est un principe fondamental qu’on inculque très tôt aux adolescents… aux filles surtout. Une de ces grandes règles transmises par le vaisseau mère, lors de leur apprentissage au cœur de la ruche et qu’elles n’ont pas le droit de transgresser sous peine d’excommunication. Les mâles observateurs adoptent également très vite ce comportement dés lors qu’ils ont compris que les parades nuptiales classiques n’aboutissent que rarement. Il faut dire que la danse n’est un atout que pour très peu d’entre eux et que la prévenance et le protectionnisme excessif les téléportent illico dans la catégorie « super pote adorable trop cool et asexué total». Du coup, ils composent.

Cette doctrine,  connue sous le sacro-saint principe du « suis moi je te fuis, fuis moi je te suis … » ou plus simplement théorie de « l’air de rien » repose sur des fondamentaux simples et diablement efficaces. L’énumération en serait fastidieuse mais on peut en rappeler les quelques grands principes :

- Dans une pièce fermée, se tenir le plus loin possible de la cible, quitte à boire son café aux toilettes ou sur les genoux d’un inconnu moustachu

- Parler fort et rire en hurlant pour signifier que notre existence n’est que réjouissance et plaisir (et accessoirement pour se faire remarquer, notre café à la main, depuis les toilettes, par la jeune fille qui est assise sur les genoux du monsieur à moustache)

- Faire semblant de s’intéresser à l’ami(e) de la cible pour à la fois susciter jalousie et  opérer rapprochement physique (à trop rester aux toilettes ont pourrait laisser planer le doute sur une maladie étrange)

Bien évidemment tout ceci est sous tendu par une étude scientifique poussée, des justifications sociologiques pointues et une observation ethnologique de longue haleine.  Les nostalgiques des cours de récréation et des « tu peux dire à ta copine que je la trouve mignonne » qui croient que ce comportement s’arrête à la puberté se trompent. Qu’ils descendent dans le premier bar pour vérifier. Mieux encore, qu’ils viennent jeter un œil sur Facebook.

Fotolia_12016802 Depuis quelques semaines le petit monde de l’internet est secoué par de violentes convulsions. Comment, dans cet espace de liberté absolue (on pouffe, certains sont encore diablement naïfs), une société oserait, au mépris de tout respect de la vie privée (on re-pouffe en mettant dans le même paragraphe « vie privée » et « Facebook ») s’approprier définitivement les données mises en ligne par ses utilisateurs ??!? Sortez les pétitions électroniques, créez des groupes de protestation (plein, dans tous les sens et sans aucune coordination si possible, c’est ça la liberté), déconnectez-vous, allez manifester devant le siège de l’entreprise (ah non pas ça … faudrait sortir de chez soi…) !!!

Pause. On reprend. Même si l’objectif poursuivit par le réseau social n’est en soi pas légal, il est surtout accessoire. Les utilisateurs de Facebook ne rangent pas sur la toile leurs biens les plus précieux comme on le faisait, gamin, dans une boite en fer qu’on enterrait au fond du jardin.  Ils ne font que mettre en place, sur la toile, le concept de « l’air de rien ». Sur le réseau, on envoie pas un message privé très personnel à un contact (il’y a des messagerie qui marche très bien pour ça), on écrit sur son mur. Pour que tout le monde puisse prendre connaissance de ce qui finalement ne s’adresse pas au destinataire mais à son entourage. On ne raconte pas sa vie, on  met en scène.  On parle fort et on rit en hurlant… On passe des messages indirects. C’est comme ça que lorsque vous venez de vous séparer douloureusement de votre moitié et que vous êtes au 36eme dessous, vous découvrez que, comme par enchantement, sa vie à elle n’est subitement que joies, promenades en tapis volant et voyages féériques. Alors que vous savez bien, vous qu’elle a le vertige et une peur panique de l’avion … faut pas vous la faire … mais quand même …

Rédigé à 17:13 dans Ca va mieux, Futilités, Virtuel | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Tags Technorati: Facebook, femme, homme, relations, réseau

Mondes virtuels et maturité

Comme bien souvent lorsque un phénomène s'emballe et rencontre un succès difficilement compréhensible aux yeux des personnes qui lui sont étrangères (comme par exemple la Tektonik pour moi), les mondes virtuels et plus spécifiquement les mmorpg divisent globalement la population en 4 catégories : les enthousiastes qui y voient de formidables opportunités et sont des utilisateurs réguliers, les "périphériques" qui sont capables de disserter des heures sur le sujet, en bien ou en mal, en y étant pratiquement jamais allé,  les personnes n'ayant presque jamais entendu parler du sujet (ce qui est pour ce cas précis une très belle performance) et enfin les farouches détracteurs capables parfois de rentrer en croisade contre ce qui incarne à leurs yeux le mal absolu (on s'occupe comme on peut). Ce dernier groupe s'attache notamment à mettre en garde contre les effets néfastes de ces pratiques sur les adolescents. Sans vouloir donner tort ou raison à l'une de ces catégories, la vérité  étant sans doute, comme souvent, au milieu, quelques points méritent qu'on les soulève.

Sl_groupe_2 Les psychologues qui étudient l'aspect "addiction" à ces nouvelles pratiques (internet, blog, jeux vidéo, mmorpg ...) ont du mal à se mettre d'accord sur un quota hebdomadaire au dessus duquel on peut parler de dépendance. Le chiffre de 30 heures par semaine est vaguement évoqué mais ils s'accordent plutôt tout simplement à dire que la dose limite est atteinte à l'apparition d'un phénomène de désocialisation. Remarque assez curieuse lorsqu'elle s'applique à des activités qui, pour la plupart , sont utilisées pour mettre en place un nouveau modèle de relations sociales. Certes ces dernières ont aboli le "physique" pour entrer dans le virtuel mais les adolescents n'ont jamais autant communiqué qu'aujourd'hui. Le terme de désocialisation ne s'applique donc pas autant que celui de resocialisation sous une forme nouvelle. Le danger, car il en existe bien évidemment un, vient plus de l'abstraction qui se développe. A un âge où une des difficultés majeures est de s'apprivoiser physiquement, d'intégrer ses limites et comprendre des contraintes liées au groupe, les adolescent découvrent une vie sociale par le biais d'avatar libérés de ces contingences. Ils communiquent, certes, mais vols, meurent et réssucitent, gagnent des millions virtuels à l'âge de 14 ans ... Ce n'est donc pas l'isolement qui est à craindre mais le narcissisme à outrance. Il suffit de lire la plupart de leurs blogs pour se rendre compte qu'ils se limitent au "Me, Myself & I ...". Les détracteurs de ces pratiques devraient plus craindre une génération d'êtres à l'égo sur-dimensionné qu'une génération d'autistes.

6315 Le rapport de cette tranche d'âge aux mondes virtuels alimentent abondamment les analyses et les commentaires. On trouve peu d'éléments concernant une part de moins en moins négligeable des  utilisateurs : les adultes. Au delà de l'aspect  accessoire ou ludique ressenti  au démarrage, des utilisations matures commencent à voir le jour et ces supports sont aujourd'hui investis par des acteurs ayant un réel recul et une approche réfléchie de leurs possibilités. Les prolongements de l'e-commerce ou l'e-learning vers des plates formes comme Second Life montrent aujourd'hui toute leur pertinence et leur potentiel. Les possibilités de travail sur l'efficacité des équipes, le management ou la cohésion par l'intermédiaire de mmorpg ludiques mettant en scène de façon originale des collaborateurs dans des univers inédits sont aujourd'hui très aboutis.

Au début des années 80, peu de temps après  l'invention et le début du succès des premiers jeux de rôle, une série d'incidents impliquant des adolescents aux États Unis a fait naitre une vague de défiance (voir de diabolisation) à l'encontre de cette activité ludique. Il s'est avéré que cette dernière n'était aucunement à la base des problèmes mais avait servi de bouc émissaire. Il ne viendrait aujourd'hui à personnes l'idée de remettre  en  doute l'efficacité de cette pratique dans les sessions de team building ou de formation. Les jeux vidéo, longtemps infantilisés, ont eu droit à la même méfiance. Leurs dérivés sont de nos jours utilisés dans nombre de métiers pour former les équipes (pilotage, manœuvres à risque, planification ...). C'est aujourd'hui au tour des mondes virtuels de voir les réserves s'estomper ...

Rédigé à 14:42 dans Job, Virtuel | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Tags Technorati: addiction, adolescent, dépendance, formation, maturité, mmorpg, second life, virtuel, warcraft

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