Menoland2

Numericable ... le retour

Fotolia_4304429 Pour achever proprement l'histoire, voilà en quelques mots la fin de cette palpitante aventure. Mon ami le technicien est venu (avec une bonne heure de retard mais il est venu). Et là nous avons eu une révélation technique. Du haut de son incroyable expérience et de son immense connaissance concernant tout ce qui touche de près ou de loin aux fils, signaux et prises, il a eu la bonté de m'expliquer pourquoi mon installation subissait un perte de puissance de signal qui faisait que "au boitier principal tout va bien mais à votre prise, on reçoit presque rien c'est vachement bizarre, va falloir changer tout le raccord et tirer un nouveau câble" (dixit l'exégète précédent) ... roulements de tambour et foule attentive pendue aux lèvres de celui qui sait et qui va révéler ... la prise et ben elle était pas branchée. Quand il l'a démontée et qu'il a tiré dessus, elle a révélé un morceau de câble d'environ 30 centimètres relié à rien du tout. Putain c'est beau la technique.

Rédigé à 11:03 dans Ca va mieux, Futilités | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Tags Technorati: incompetent, Numericable, probleme technique

Numericable, montez en puissance ... plongez en incompétence

Fotolia_5996231 Bon alors ça ne sert à rien, ça ne fera pas avancer le dossier, mais ça aura peut être au moins pour effet de me défouler un peu. Je m’excuse par avance pour la longueur de la note mais le haut débit, parfois, c’est long …

J’ai l’immense bonheur d’être client Numéricable depuis 6 ans. Pourquoi autant de fidélité ? Et ben je ne sais pas. La dernière fois que j’ai dit ça à une copine (oui moi quand je drague je disserte sur mon installation internet … ah ben on sait les faire rêver ou on sait pas) j’ai reçu en réponse un narquois « Numéricable ? Mais t’es resté bloqué dans les années 90 ou quoi ? T’as toujours ton minitel ? ». No comment. No comment mais pas faux …

Épisode 1

En fait les premières années n’ont été que douce idylle et absence totale de soucis. Internet, téléphone, télé, tout marchait. Et puis une fois de plus j’ai fait une erreur de débutant. J’ai déménagé. Mais, m’avait-on assuré au service client (c’est le nom qu’ils se donnent en interne. Ca prouve qu’ils ont au moins de l’humour), mon dossier me suivrait docilement en trottinant de Lyon à Toulouse où je serai accueilli à bras ouvert par le haut débit.

Mon dossier devait être blessé ou à court d’entrainement parce qu’il a plus boité que trottiné. J’avais, comme conseillé par le sus présenté « service client », prévenu 10 jours à l’avance en donnant l’adresse de mon nouveau logis qui de plus, coup de bol, était raccordé au réseau câblé. Mon interlocutrice m’avait assuré que le technicien me brancherait en deux temps trois mouvements tout en sifflotant un air de Bizet et peut être même sans les mains s’il était en forme. Le bougre était surtout peu réactif. Le premier rendez-vous disponible ne s’envisageait que deux semaines après mon entrée dans les lieux. Quinze jours sans télé et sans internet, j’avais envie de dire arrrghhhh … Mais bon, au pire ça me donnerait une excuse pour me remettre à fumer. Il était aussi taquin. L’intervention proposée tombait un samedi matin entre 8h00 et midi. Re arrgghhhh.

Le samedi entendu, j’étais sur le pied de guerre à 7h30 pour me rendre compte que personne n’était venu me brancher sans les mains ou en sifflotant à 12h30 passé. Petit coup de fil au « service client » pour prendre des nouvelles du technicien et m’assurer qu’il n’avait pas été attaqué par des bêtes sauvages ou victime d’une simple crevaison. Bien venu dans la quatrième dimension. Ma charmante interlocutrice me soutint que ce n’était pas possible que j’attende quelqu’un de chez eux puisque jamais au grand jamais (sous peine d’être au minimum foudroyé sur place si on en croit les trémolos dans sa voix) on ne prenait de rendez-vous technique un samedi dans une société aussi sérieuse que la leur. Bon alors là, il faut être franc … elle en a pris plein la gueule. Je sais qu’elle ne devait sans doute y être pour rien mais moi, levé à 7h30 un samedi matin … Et curieusement, 5 minutes après avoir raccroché, je reçus le coup de fil du technicien m’expliquant qu’on avait du oublier de me mettre sur sa feuille de mission mais qu’il serait chez moi avant 14h00 sans faute. Pas mal pour quelqu’un qui n’intervenait jamais le samedi. A 14h30, j’étais de nouveau branché.

Épisode 2

Certains croient que les hommes tirent leçon de leurs fautes passées. Que nenni.  La preuve, j’ai re déménagé il y’a trois semaines. Mais là je pensais vraiment avoir assuré le coup, promis. Je restais dans le même immeuble (câblé je vous le rappelle) et je récupérais un appartement dont les anciens locataires étaient abonnés à Numéricable. On ne pouvait à mes yeux réunir plus d’atouts pour que tout se passe bien. Et force est de constater que ça commençait plutôt pas mal. Je prenais possession des lieux le samedi et le technicien de mon fournisseur préféré devait passer le lundi pour s’assurer de la continuité de mon branchement. Deux jours sans TV et sans internet … les doigts dans le nez (et avec quelques cachets de lexomil tout de même)…

Lundi, à l’heure dite, le monsieur était là. Vérification de la prise, du branchement au boitier de l’immeuble, petite signature sur le papier d’intervention et assurances que je n’avais plus qu’à ré-initialiser mon décodeur en le rallumant et en le laissant 30 minutes sur la première chaine. Il me conseillait également de passer dés l’après midi au magasin pour changer mon décodeur dont la version commençait à dater. Bien monsieur, merci monsieur, au revoir monsieur. Une heure plus tard, j’avais quatre chaines de disponibles (France 2, France 3, Arte et Canal+ à laquelle je n’avais jamais souscris d’abonnement), aucune de mon bouquet et ni internet ni téléphone.  Je profitai de mon escapade à l’agence pour échange de décodeur pour leur parler du problème. Le technicien n’avait pas clôturé mon dossier. Donc il était normal que pour le moment je subisse quelques désagréments. Tout devait rentrer dans l’ordre après. Et pour ce qui était de l’échange, on ne pouvait pas y procéder, faute  incombant à cette même absence de clôture. 48 heures plus tard, rien n’avait changé.

Finalement à force de relances téléphoniques et d’énervement, la mise à jour de mon dossier intervint lundi (oui oui, une semaine après l’intervention). Je passai donc changer le matériel. Là le charmant représentant de mon fournisseur me proposa d’initialiser ma nouvelle carte à puce en magasin. Ce serait fait. Je n’aurais pas à le faire à la maison. Ça ne prendrait que deux minutes. Trois quarts d’heure et une demie douzaine de techniques différentes plus tard, le charmant représentant s’avoua vaincu. Ca ne marchait pas et c’était hyper bizarre (c’est la seule explication technique que j’aie réussie à lui soutirer … c’est beau un professionnel en action). Il me conseilla de tenter de le faire chez moi. Vous savez, 30 minutes sur TF1 et … oui ta gueule je sais. Et ça ne marcha pas. Et j’appelai mes amis du « service client » qui, fins spécialistes techniques eux aussi, me dirent qu’il devait y avoir un problème. Non ?? C’est pas vrai ?? Vous croyez ? Re-prise de rendez vous pour une re-intervention. Je me consolais en pensant qu’il valait mieux que ça m’arrive avec Numéricable qu’avec le toubib qui m’avait opéré de l’appendicite …

Le technicien se présenta au rendez-vous (ce qui était déjà ça au vu des évènements précédents) et après une batterie de tests, m’annonça qu’effectivement il y’avait une perte de  puissance de signal entre mon boitier de réception et ma prise. Le câble devait être endommagé. Il fallait le changer. Vous voulez dire celui là là ? Celui qui passe sous le parquet ? Oui, oui … on va rire. Je en suis pas de nature très curieuse mais je lui demandai tout de même comment un câble fixe, installé deux ans avant sous le parquet, pouvait avoir subi une telle dégradation. Réponse du technicien, sans sourciller et sans une once de doute dans la voix : « Ça doit être mon collègue quand  il est venu pour l’installation. Il a du un peu tirer dessus pour vérifier la prise en l’ouvrant et ça a du l’abimer »  … Réponse de l’usager : « Vous êtes en train de me dire que mon installation a été foutue en l’air par le technicien de chez Numéricable qui était venu pour la mettre en place et qu’elle devait sans doute très bien marcher avant son passage ? ». Alors qu’en fait il a plutôt envie de dire un truc du genre : « Est ce qu’on vous a déjà fouetté les testicules avec un bouquet de ronces et d’orties tout en les arrosant avec du vinaigre de framboise ? » … Non ben c’est vrai à un moment, il faut ce qu’il faut … Mais sur le coup je me suis dit que j’allais le garder en vie et sous la main jusqu’à la fin de la réparation. Erreur. Le monsieur n’était là que pour tester. C’était hors de ses attributions de réparer. Même si selon ses propres dires il aurait été capable de le faire en 20 minutes (par contre je ne sais pas si c’était avec ou sans les mains). Si j'avais eu des nichons j'aurais tenté de lui montrer pour faire plier la bête, mais je n'étais pas équipé. Bibi n’avait pas le droit de toucher au bordel laissé par son collègue. Il fallait reprendre rendez-vous.

Le technicien devait passer aujourd’hui, entre midi et 14h00. J’ai reçu un coup de fil pendant que je poireautais chez moi, en regardant tristement la prise du câble éventrée. On me signalait que l’expert avait eu une urgence familiale et qu’il avait du rentrer chez lui. On me faisait l’extrême bonté de me proposer deux autres créneaux pour des rendez-vous. Finalement il doit/devrait passer demain, entre 16h00 et 18h00. Ca tombe bien, je n’ai que ça à faire moi, dans la vie, attendre des techniciens d’un fournisseur d’accès qui à l’impression que c’est lui et non moi le client.

Alors ce soir, en rentrant, je vais passer acheter des ronces, des orties et du vinaigre de framboise. Et une batte de baseball aussi … Je m’excuse d’hors et déjà auprès de tous les usagés Numéricable qui auraient du être dépannés après moi par le technicien qui va passer demain. Il sera sans doute indisponible. Mais qu’ils ne s’affolent pas. Le « service client » les rappellera sans faute pour leur proposer un autre rendez-vous …

Rédigé à 16:11 dans Ca va mieux, Futilités, Virtuel | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Tags Technorati: incompétence, installation, intervention, nul, numericable, probleme, service client

C'est con mais ça marche ...

Journal Electronique

Alors oui c'est con et oui c'est risqué de prime abord ... mais ça nous fait marrer. D'autant plus que le fond du message est tout autre puisqu'il s'agit de dire qu'ils préfèrent louer aux femmes qui ont statistiquement 3,5 fois moins d'accident graves que les hommes (forcément en roulant avec le frein à main ... et puis il faudra un jour mettre en place une équivalence du style 5 accidents pas graves = 1 accident grave, 12 accrochages = 1 accident grave ... ne serait ce que pour affiner le comptage).

Rédigé à 15:09 dans Actualité, Futilités, Good news | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Tags Technorati: conduite, femme, pub, sixt, voiture

Crise capillaire

Perruque-homme On commet parfois des erreurs tactiques de débutant. On croit avoir grandi, appris de ses chutes, être sorti d’une longue et ridicule adolescence (depuis peu) et un jour, c’est la faute de carre basique, la fausse queue ridicule, bref, le ratage pathétique. Et là on se rend compte que finalement, on n'a rien retenu.

J’ai changé de coiffeur. Pas de coiffure, de coiffeur … la coiffure on s’en tape. Depuis bien longtemps on n'attend plus de miracle et on sait que les voltigeurs à ciseaux ne peuvent finalement que peu de choses pour notre apparence extérieure. Au début on y a cru. Et on a même fait partie de cette horde de clients naïfs qui à la question fatidique « alors qu’est ce qu’on lui fait » répondent « la coupe de Georges Clooney dans Ocean Eleven c’est possible ? … La coupe oui, Clooney non, désolé. Et encore parfois on n’a même pas la chance d’avoir une « qualité de cheveux » permettant la coupe de Mr Clooney. Parfois même nos cheveux sont à l'exacte opposée de l'acteur hollywoodien … Alors maintenant quand l’artiste tailladeur lance sont « alors qu’est ce qu’on lui fait » on se contente de rétorquer « Ben on lui coupe les cheveux » en ricanant lorsqu’on entend un autre client demander au fond du salon et d’un voix timide « la coupe de Brad Pitt dans Fight Club, c'est possible? »... La coupe oui ... 

Une fois que l’on a intégré ce paramètre, on se satisfait de deux éléments primordiaux qui suffisent à notre bonheur lorsque vraiment on ne peut plus rien faire seul pour son ordonnancement capillaire :

-    finalement, si on doit vraiment y aller c’est qu’il nous reste des cheveux, et c’est déjà ça.

-    Au moins on a trouvé un petit salon sympa où on se sent bien, où le coiffeur n’est pas trop volubile et le café pas trop infâme.

Rien que ça devrait largement suffire à notre contentement. Et bien non, il a quand même fallu aller voir ailleurs (on doit d’ailleurs pouvoir trouver un parallèle intéressant avec le comportement des maris adultères mais ce n’est pas le propos ici).

Intérieur jour. Salon blanc à la décoration épurée. L’endroit est vide de client mais remplie d’une armée de spécialistes en blouses blanches qui si l'on en croit le sérieux avec lequel on est reçu doivent au moins bosser sur une arme de destruction massive dernière génération.

Le cobaye (encore décontracté) – Bonjour, bonjour …

Scientifique 1 (toujours pas et a priori depuis longtemps) – Bonjour.

Le cobaye – Heu j’aurais eu besoin d’une petite coupe mais je n’ai pas pris rendez-vous.

Scientifique 1 – Attendez je regarde si nous avons quelqu’un de disponible … (grand sourire faux cul) ah ben oui vous avez de la chance, Lucciano va s’occuper de vous …

Le cobaye – Lucciano, rien que ça … mais moi je suis venu pour une coupe hein, pas une "Quatre Fromages"… Ok, ok … l’humour, vous êtes pas fan …

Lucciano – Si vous voulez bien me suivre.

Alors oui il veut et en plus il aimerait que ça aille vite parce que la dernière fois qu’il s’est senti aussi mal à l’aise c’est à cause d'un fou rire pendant un enterrement. Naïvement il se dirige vers le bac à shampoing en espérant que ce n’est pas le virtuose italien qui va lui papouiller le cuir chevelu mais la petite brune à côté des bouteilles multicolores. Mais il est arrêté dans son élan à mi chemin par Lucciano qui l’assoit et lui dit qu’il doit d’abord étudier son implantation. Étudie mon gars. Et là ô surprise, il découvre qu’il a une morphologie capillaire vachement intéressante et que pour la mettre en valeur il faudra raccourcir mais pas trop et ébouriffer mais de façon organisée. Et ben on n’est pas sortis du sable … Heureusement qu’il est entouré de pointures.

Vient enfin le moment du tripotage de cheveux avec la jolie brune. Il est presque bien et se laisserait aller à la décontraction mais c’est à ce moment qu’elle lui assène « vous avez des antécédents capillaires ? Quelque chose de spécial ? ». Ah merde, il a pas révisé. Mais comme elle est mignonne il tente de répondre quand même … « tout ce que je peux vous dire c’est que d’un point de vue cardiaque, tout va bien » … silence … solitude … Il y’a donc deux moments où un homme doit absolument éviter l’humour potache : avec une femme quand il a trop bu et avec un coiffeur quand il ne l’a pas assez fait … Le reste du shampoinage, si l’on omet la tentative d’ébouillantage, se passe à peu prés bien. A la fin de ce dernier, on lui propose de choisir de la lecture pour l’occuper pendant que l’on papillonnera autour de son cuir chevelu. Comme ça pourrait signifier qu’on le laissera peinard et qu’on ne lui tiendra pas le crachoir, il accepte bien volontiers.

Erreur, Lucciano semble être persuadé que je suis le seul homme capable de faire plusieurs choses à la fois et j’ai beau déployer tous mes talents de comédien pour faire semblant de m’intéresser, comme si ma vie en dépendait, à un essai comparatif sur les cires et crème épilatoires, rien ne l’arrête.

Extraits des « meilleurs » passages…

-    Vous avez des cheveux fins mais vous en avez beaucoup …
-    Ah … quel bol …

-    C’est hallucinant ce temps ! A n’y rien comprendre. Ce matin il pleut, puis le soleil arrive, puis il re-pleut …
-    Ben oui c’est avril quoi …

-    Vous voulez un café ?
-    Vous avez pas un cognac plutôt ? … ah oui merde c’est vrai … pas d’humour … désolé

-    Je vous mets un peu de crème pour les décoiffer … comme au saut du lit …
-    Décoiffer… au saut du lit … avec vous qui me parlez dans le cou avec un faux accent italien … arrêtez j’ai des visions d’horreur … et posez cette crème, vous ne vous approcherez pas de moi avec ça tant que je ne saurai pas ce qu’il y’a dans la pot …

Trois quarts d’heure plus tard, l’otage était libéré. « Donne-lui tout de même une casquette dit mon père » …

Rédigé à 16:32 dans Bad news, Ca va mieux, Futilités | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Tags Technorati: coiffeur, solitude

L'effet papillonne ...

9295_6 Il est des questions angoissantes que l’on traine toute sa vie comme des entraves à tout rationalisme.  Des abimes incompréhensibles qui défient toute approche scientifique rigoriste. Des interrogations qui nous poursuivent même (surtout) dans les moments les plus intimes et qui ont la bonne idée de se rappeler à nous dans les moments les plus incongrus. Parmi ces dernières, on peut par exemple citer la plus lancinante de toutes, pour ma part en tout cas, que mon goût de l’observation n’a toujours pas réussi à élucider totalement et qui m’assaille régulièrement dans les endroits publics où l’on ne débite pas que de la grenadine (je n’ai jamais dit qu’il s’agissait d’angoisses d’homme sobre) : pourquoi les femmes se déplacent-elles en groupe aux toilettes ?

Ne m’étant pas risqué à aller y jeter un coup d’œil vicieux, je vis encore à ce jour dans le fantasme  humide de grandes alcôves sanitaires baignées d’une lumière vacillante destinée à couver d’un demi secret les frôlements interdits et tabous de corps de sexes équivalents au rythme de mélopées hypnotiques assourdies par les lourdes tentures pourpres qui  argghhhh … Ce n’est certainement pas l’explication la plus probable, mais c’est sans aucun doute celle qui me fait sourire le plus béatement. Donc, je la garde.

A l’opposé, il est des questions toutes aussi angoissantes mais qui elles possèdent un début de réponse. Citons au hasard et sans ricaner : d’où vient cette attente désespérée et tendue de l’arrivée du Prince Charmant que vivent toutes les jeunes (et moins jeunes) filles rencontrées dans les pays où le confort matériel quotidien et l’absence de nécessité d’aller chasser ou chercher de l’eau au puit distant de seulement quinze kilomètres pour survivre  permet aux psy de faire fortune. Et bien là, en revanche, la réponse est fièrement lancée par les victimes : c’est rien que de la faute à Walt Disney. Le vieux monsieur ne se serait pas contenté de dénoncer du communiste. Il aurait aussi brisé la vie de générations entières de femmes trop facilement enclines au romantisme pictural. Et là, on dit … pas faux. Si si, il faut être bon joueur, on peut qualifier l’hypothèse de plausible. Si  Zorro avait pleuré à chaque fois qu’il s’était pété un talon, où serions nous, jeunes mâles adeptes du mimétisme. Non mais c’est vrai, est ce que James Bond dis « je t’aime » ou est ce qu’un super héro oserait porter un costume ridicule, trop cintré et aux couleurs criardes ? Y’a pas à dire, elles n’y sont pour rien et les petits garçons sont encore une fois favorisés.

Mais cette explication validée et l’opprobre justement jetée sur le papa de Mickey (qui avait appelé sa première création féminine « Mini » … il persiste le bougre machiste), reste un mystère encore plus obscure d’où nait une angoisse autrement plus sournoise. Si la première attente éperdue et vaine peut s’expliquer en mettant tout sur le dos de pépé Walt, qu’en est-il des suivantes. Le plus inquiétant n’est pas la première naïveté, mais toutes celles qui défilent à sa suite, qui poussent nos charmantes amies à reproduire de façon forcenée cette attente vouée à l’échec. Plus la chute est douloureuse, plus elles montent haut pour attendre les prochaines dirait l'observateur avisé. Même Sisyphe s’incline. Et pourtant en ce qui concerne l’échec à répétition, il se pose là … Se faire endoctriner par des dessins animés d’accord, mais il y’a un moment où le réveil devrait survenir.

Et bien non … Même pour cet aveuglement les pauvres n’y sont pour rien. Un équipe de chercheurs possédant à la fois une connaissance aiguisée des mécanismes de suggestion psychologique et beaucoup trop de temps libre vient de mettre en évidence le tiers responsable. Et une fois de plus c’est monsieur Disney, qu’on le lapide, qui sort grand vainqueur. Non content de massacrer à grands coups de souris, de chevaliers et mêmes de nains, le pervers pornographe, la future vie sentimentale de millions de jeunes filles qui sans lui n’auraient jamais acheté leur première Barbie pour lui faire laver les caleçons de Ken, il aurait poussé le vis à incorporer dans ses films de propagande un mécanisme retord et subliminal destiné à pousser ses victimes à la répétition du cassage de gueule sentimental. Le procédé est d’une simplicité enfantine (normal vu le public) : les personnages changent mais les scènes et les animations sont les mêmes. Du coup, les princesses éplorées sont, dés leur plus jeune âges, non seulement conditionnées au mirage, mais également à ne pas se rendre compte que même en remplaçant et en multipliant les protagonistes, les situations sont toujours les mêmes et la fin identique.

La preuve en image et en document rigoureusement scientifique ci dessous ...

Non décidément, si même de ça elles ne sont pas responsables, elles n’y seront jamais pour rien

Disney fait de l'auto-plagia
envoyé par BSmax

Rédigé à 18:25 dans Ca va mieux, Futilités | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Tags Technorati: animation, Disney, escroquerie, prince charmant, technique

La crise rend modeste

Itbalenciaga C’est la crise ! Ah bon ? Oui … Du coup depuis quelques mois déjà, nombre de spécialistes défilent sur nos ondes, nos pages de journaux, nos émissions de télé pour nous tenir informer de la situation du début de la fin du monde. On voit passer de tout : des politiciens bien entendu, des experts économiques, des travailleurs spoliés, des patrons désolés, le lot réglementaire d’artistes engagés (qui profitent de leur coucou de soutien à tous les futurs licenciés pour rappeler que le piratage c’est mal)... De tout on vous dit. Mais jusqu’à présent, au niveau de l’analyse, on avait à peu près évité le ridicule complet en se contentant parfois de l’inutile. Et bien ça y’est, réjouissons nous, la limite est allègrement franchie.

Au détour des pages d ‘un journal très sérieux, après avoir parcouru un article sur le Brésil de Lula (pour pouvoir faire le malin lors d’un prochain apéro) et un reportage dépaysant sur le îles Andaman (pour briller lors du prochain repas en tête à tête), on tombe nez à nez avec l’ultime analyse par l’ultime analyste … Karl Lagerfeld. Mais si, Karl Lagerfeld, le dandy à géométrie variable et catogan. Cet homme qui ne paraît tenir en un morceau que grâce à l’amidon de sa chemise. Et bien monsieur Lagerfeld  se fait aujourd’hui le gourou de ce qu’il appelle lui même une " nouvelle modestie " dans le monde du luxe.  Selon sa définition il s’agirait d’une " non-agressivité de la qualité, du luxe et du raffinement, une espèce de réserve élégante " … hum moui mais encore ? Réponse derrière les lunettes noires : "des vêtements efficaces, bien coupés, pleins de fraicheur et agrémentés d’accessoires spectaculaires mais amovibles : pour remonter le morale il faut que la mode soit démontable ! ". Youpi !

Bon on reprend doucement … " Non agressivité de la qualité ",  ça ok, on va pas se mettre à faire des pull en fils barbelés, bonne nouvelle … " Vêtements efficaces ", pareil, on voit ... pas d’imperméables en mousse … " bien coupés ", c’est un minimum vus les tarifs de la profession. Si c’est pour se trimballer un pantalon avec un jambe plus courte que l’autre (ceci dit ils trouveraient le moyen d’appeler ça une " posture artistique ")… des " accessoires spectaculaires mais amovibles " … alors là, je sèche.  Un par choc de Kangoo couvert de strass comme boucle de ceinture mais qu’on pourrait enlever pour s’installer à sa table au restaurant ? Ouf, nous voilà rassurés. Pour finir, l’histoire de la mode démontable (plus pratique pour se déshabiller sûrement) je patauge méchamment …  D’un autre côté même le journaliste réalisant l’interview avait du mal à finir son article sans se moquer … Le bilan est tout de même que l’expression " nouvelle modestie " de la part d’un couturier qui a organisé un de ses derniers défilés sur la Grande Muraille de Chine … on ricane. 

Mais soyons fairplay, n’étant pas spécialiste c’est sans doute un bonne dose d’incompréhension de ma part. C’est même sûrement ça parce que juste après je suis tombé sur un  article qui traitait du martyre qu’endurent les mannequins lors des défilés à cause de la mode actuelle des talons surdimensionnés. Rendez-vous compte, on atteint des 8,5 cm de cambrure (je n’ai aucune idée de ce que ça peut être) ! Le passionnant débat (il faut que je change de journal moi) opposait les spécialistes défendant un " les pauvres, personnes ne peut avoir une démarche sexy avec ça aux pieds " (je n’avais pas le souvenir de mannequins à la démarche sexy lors de défilés) à d’autres, adeptes du " elles n’ont qu’à apprendre à marcher les gourdasses, c’est pas comme si on leur demandait d’apprendre à compter ".

Là, juste après un témoignage poignant d’une professionnelle s’étant étalée comme une crêpe à Milan, la preuve que je ne parle pas la langue sautait aux yeux : "On voit évoluer deux tendances chez les créateurs. D’un côté, on suit une amazone qui se réapproprie sa féminité grâce à la hauteur du talon plutôt carré, tout en restant ancrée dans la vie active via le plateau qui stabilise l’avant de la semelle. De l’autre, l’attitude est plus ambiguë, presque désexualisée, elle évoque une féminité brimée et fragile. Elle met plus mal à l’aise ". Mazette, moi qui croyais que les filles mettaient juste des talons pour paraître plus grandes …

Rédigé à 17:56 dans Ca va mieux, Futilités, Good news | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Tags Technorati: crise, défilé, mode, modestie, talons

Informations Scraps

Http___www.gettyimages.com - Getty Images - Low section view of a businesswoman searching through notes Le professeur David Karger est un homme sérieux. Très. Il vient de participer à une étude menée par le Laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle. Il s’était entouré d’une équipe redoutable, spécialisée dans la recherche sur la distribution, la gestion, l’analyse et l’accès à l’information. Monsieur Karger fait également partie d’un groupe de réflexion et de recherche sur l’interopérabilité sémantique de métadonnées et d’informations dans des environnements différents. Pour schématiser, il s’agit d’un groupe qui s’emploie à apprendre aux bases de données à discuter entre elles (mais je vous conseille de retenir la formule complète, elle fait son petit effet dans les discussions autour d’un cocktail).

Pourquoi parlons nous de ce brillant jeune homme ? De ce chercheur qui a priori n’a que peu de temps à perdre en futilités ? Et bien parce qu’il vient, avec son équipe d’experts, de produire un document de soixante pages traitant de l’utilisation du … Post It. Bon alors à première vue et étant donné le pédigrée du personnage, c’est un peu comme si la NASA publiait une étude sur le montage des meubles Ikea. Mais à y regarder de plus prés c’est diablement intéressant. Si, si …

Comment se fait-il qu'à l’heure où la plupart de nos collaborateurs possèdent des outils numériques et informatiques puissants destinés à transformer leurs tâches quotidiennes en partie de plaisir, leurs bureaux soient toujours maculés de Post It ? Quel manager n’a pas frémis en voyant un membre de son équipe noter une information capitale pour la réussite d’un dossier vital sur un petit bout de papier jaune simplement séparé de la chute dans la corbeille par un ridicule et maigrichon bandeau de colle ? Pourquoi réclament-ils toujours des machines plus performantes si c’est pour finir par griffonner la solution miracle au crayon papier ? Pourquoi cette résistance préhistorique ? Et pourquoi la Nasa ne s’est-elle jamais intéressée à la question ?

Comme le dit le professeur Karger, les employés ont ceci de commun avec l’électricité qu’ils suivent le chemin de la moindre résistance. On pourrait  largement généraliser cette assertion au delà du cercle de travail.  Et les Post It, contrairement à un ordinateur par exemple, sont le parfait exemple de ce que l’on appelle une affordance : un objet qui suggère sa propre utilisation. Le petit morceau de papier apparaît donc comme une solution incontournable.

-    il bénéficie de l’évidence de son utilisation
-    il est rapidement accessible
-    il comble pleinement la capacité du cerveau humain à se rappeler de l’emplacement d’un objet dans un environnement en 3D (ce qu’un ordinateur ne reproduit que difficilement)
-    il permet de remettre à plus tard des tâches plus « fastidieuses » tout en en rappelant la nécessité (en effet l’étude montre que dans la majorité des cas, l’information est écrite sur un morceau de papier puis dans un second temps rentrée dans une to do list informatique, plus rébarbative puisqu’elle réclame qu’on réfléchisse à l’affectation à tel ou tel dossier, à une date limite, …)

Du coup les applications informatiques destinées à virtualiser l’objet fétiche jaune peinent à le supplanter.

En fait l’étude ne se focalise pas uniquement sur le Post It, même si ce dernier reste assez emblématique. Elle traite de notre utilisation des « débris d’information » (information scraps) que l’on note ça et là, que l’on s’envoie par mail à nous même … Elle établit différents classements de type d’utilisation, d’accessibilité … Mais à mon sens  elle rappelle surtout deux  fondamentaux de l’organisation du travail que l’on peut également transposer au management :

-    une bonne interface tend à la disparition même de l’interface (d’où la victoire du Post It sur le pc)
-    contrairement à ce que défendent parfois les techniciens, si un outil n’est pas utilisé comme prévu, la faute en incombe aux concepteurs, pas à l’utilisateur (en tous cas c’est ce que prétendent les ethnologues)

Rédigé à 17:56 dans Futilités, Job | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Tags Technorati: affordance, Information, management, organisation, post it

La théorie du pêcheur

Peche2 Dans la lignée de la dernière note concernant Facebook, et pour rétablir l’équilibre puisque j’ai pris quelques réflexions de la part d’amies qui niaient ô grands dieux que ce comportement était surtout féminin (juste avant de se précipiter mettre à jour leur statut pour la quatrième fois de la matinée), voilà une autre théorie tout aussi fumeuse.

Tous ceux qui ont eu l’immense bonheur d’avoir un grand père adepte du grand air, de la sacro sainte transmission générationnelle des connaissances fondamentales et de « tout ce qu’un homme (au sens mâle du terme) se doit de connaître » se sont vus entrainer dans moult activités bucoliques destinées à leur enseigner comment survivre en milieu vachement hostile (entendez par là à plus de douze kilomètres du premier supermarché ou du premier hôtel même deux étoiles). A l’âge où nous ne rêvions que d’aller chahuter avec nos cousines dans les granges pleines de foin pendant ces vacances estivales où nous étions pour la première fois confrontés aux hormones qui allaient nous torturer jusqu’à la fin de nos jours, pépé, lui, insensible à cet éveil, nous trainait faire du feu, poser des collets pour génocider du lapin et nous apprenait à taquiner le goujon. Ca a été mon cas même s’il n’en reste sans doute plus grand chose (cf la note sur notre escapade en Tanzanie).

Après des heures passées à chercher le spot idéal, celui où  le poisson a croisé suffisamment peu de pécheurs pour ne pas s’étonner de voir un verre de terre remonter le lit de la rivière en brasse coulée sans les bras et sans les jambes (même pas mal), avoir retiré une bonne douzaine de fois l’hameçon de notre pouce (le futur nageur se débattant pour éviter la baignade dans une eau qu’il devait juger trop froide) on apprenait alors un des fondamentaux de l’activité : lorsque l’on met la main sur la proie convoitée depuis si longtemps, on ne la ramène pas à nous bêtement, d’une traite méprisante. On ne la sort pas de l’eau d’un coup sec. On la travaille. On la ramène pour lui montrer notre intérêt, on la laisse filer un peu, on re-mouline …

De cette méthode a priori anodine surgit alors une chose capitale, une espèce de prise de conscience. On se fout du poisson. En revanche le sentiment de puissance et de domination qui en nait nous fait presque oublier les cousines qui font des roulades dans l’herbe. L’objet du désire est ailleurs. Ce n’est plus une histoire entre le pécheur et le poisson. C’est une histoire entre le prédateur et son égo. A tel point que, grisé par ce nouveau pouvoir, on rechigne même à aller au bout. Souvent on rejette l’écailleux.

Peche Vous allez me dire, pourquoi est ce qu’il nous bourre le mou depuis vingt lignes avec une activité dont ni lui ni nous n’avons plus rien à faire. Et ben parce qu’il vient de découvrir que ce que les grands pères tentent de transmettre en nous tirant dans les sous bois boueux n’a rien à voir avec la survie en milieu naturel. Ils nous inculquent, de façon diablement sournoise mais très efficace, la théorie du pécheur. Celle pour laquelle, plus tard, les petits garçons remplacent les poissons par les petites filles trop naïves grâce auxquelles ils peuvent continuer à se renforcer l’ego par d’habiles aller et retour. Celle qui fait que même s’ils n’aiment pas un jouet, ils préfèreraient le casser plutôt que de laisser quelqu’un d’autre jouer avec. Celle qui transforme leurs petites amies de cours de récréation en animaux de compagnie. Merci papi.

Rédigé à 10:18 dans Ca va mieux, Futilités | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Tags Technorati: femmes, hommes, relation, theorie

Facebook, de la bonne utilisation de "l'air de rien" ...

Fotolia_4074520 C’est un principe fondamental qu’on inculque très tôt aux adolescents… aux filles surtout. Une de ces grandes règles transmises par le vaisseau mère, lors de leur apprentissage au cœur de la ruche et qu’elles n’ont pas le droit de transgresser sous peine d’excommunication. Les mâles observateurs adoptent également très vite ce comportement dés lors qu’ils ont compris que les parades nuptiales classiques n’aboutissent que rarement. Il faut dire que la danse n’est un atout que pour très peu d’entre eux et que la prévenance et le protectionnisme excessif les téléportent illico dans la catégorie « super pote adorable trop cool et asexué total». Du coup, ils composent.

Cette doctrine,  connue sous le sacro-saint principe du « suis moi je te fuis, fuis moi je te suis … » ou plus simplement théorie de « l’air de rien » repose sur des fondamentaux simples et diablement efficaces. L’énumération en serait fastidieuse mais on peut en rappeler les quelques grands principes :

- Dans une pièce fermée, se tenir le plus loin possible de la cible, quitte à boire son café aux toilettes ou sur les genoux d’un inconnu moustachu

- Parler fort et rire en hurlant pour signifier que notre existence n’est que réjouissance et plaisir (et accessoirement pour se faire remarquer, notre café à la main, depuis les toilettes, par la jeune fille qui est assise sur les genoux du monsieur à moustache)

- Faire semblant de s’intéresser à l’ami(e) de la cible pour à la fois susciter jalousie et  opérer rapprochement physique (à trop rester aux toilettes ont pourrait laisser planer le doute sur une maladie étrange)

Bien évidemment tout ceci est sous tendu par une étude scientifique poussée, des justifications sociologiques pointues et une observation ethnologique de longue haleine.  Les nostalgiques des cours de récréation et des « tu peux dire à ta copine que je la trouve mignonne » qui croient que ce comportement s’arrête à la puberté se trompent. Qu’ils descendent dans le premier bar pour vérifier. Mieux encore, qu’ils viennent jeter un œil sur Facebook.

Fotolia_12016802 Depuis quelques semaines le petit monde de l’internet est secoué par de violentes convulsions. Comment, dans cet espace de liberté absolue (on pouffe, certains sont encore diablement naïfs), une société oserait, au mépris de tout respect de la vie privée (on re-pouffe en mettant dans le même paragraphe « vie privée » et « Facebook ») s’approprier définitivement les données mises en ligne par ses utilisateurs ??!? Sortez les pétitions électroniques, créez des groupes de protestation (plein, dans tous les sens et sans aucune coordination si possible, c’est ça la liberté), déconnectez-vous, allez manifester devant le siège de l’entreprise (ah non pas ça … faudrait sortir de chez soi…) !!!

Pause. On reprend. Même si l’objectif poursuivit par le réseau social n’est en soi pas légal, il est surtout accessoire. Les utilisateurs de Facebook ne rangent pas sur la toile leurs biens les plus précieux comme on le faisait, gamin, dans une boite en fer qu’on enterrait au fond du jardin.  Ils ne font que mettre en place, sur la toile, le concept de « l’air de rien ». Sur le réseau, on envoie pas un message privé très personnel à un contact (il’y a des messagerie qui marche très bien pour ça), on écrit sur son mur. Pour que tout le monde puisse prendre connaissance de ce qui finalement ne s’adresse pas au destinataire mais à son entourage. On ne raconte pas sa vie, on  met en scène.  On parle fort et on rit en hurlant… On passe des messages indirects. C’est comme ça que lorsque vous venez de vous séparer douloureusement de votre moitié et que vous êtes au 36eme dessous, vous découvrez que, comme par enchantement, sa vie à elle n’est subitement que joies, promenades en tapis volant et voyages féériques. Alors que vous savez bien, vous qu’elle a le vertige et une peur panique de l’avion … faut pas vous la faire … mais quand même …

Rédigé à 17:13 dans Ca va mieux, Futilités, Virtuel | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Tags Technorati: Facebook, femme, homme, relations, réseau

Les riches sont (parfois) ridicules ...

Fotolia_4733954 Il était grand, il était beau, il sentait bon le sable chaud … et ben même pas. A l’heure où les temps sont aux grands scandales financiers, aux arnaques ciselées à coups d’équations complexes et de manipulations tordues, Monsieur Sgarbi a fait simple, efficace, à l’ancienne. A lire l’histoire on a envie de dire qu’il a intégralement pompé son scénario sur celui de Claude Zidi et du film « La Totale ». Et on se souvient qu’on avait bien ri à l’époque en le voyant, mais qu’on s’était quand même dit que c’était un peu trop  gros. Apparemment, non.

Donc reprenons … il n’était pas grand, il n’était pas beau. En ce qui concerne l’odeur nous n’avons pas d’indication et je doute que les femmes flouées daignent nous en donner. En revanche il ne manquait pas d’aplomb. Dans le rôle de composition tout d’abord : conseiller spécial du gouvernement suisse, émissaire dans les zones de guerre. Comprenez littéralement « agent au service spécial de sa majesté helvète ». Et pourquoi pas « Astronaute luxembourgeois » ou « Chef cuisinier anglais » ? Dans les cibles ensuite …

De l’autre côté du ring se trouve en effet la femme la plus riche d’Allemagne. On pourrait croire que l’escroc ne se serait attaqué qu’à de vieilles veuves éplorées mais non. Susanne a 46 ans et ne souffre d’aucune disgrâce physique rédhibitoire pour la gente masculine. En tous cas aucune que ses 12,5% de BMW  ne sauraient effacer. Elle est également ce qu’on peut appeler une brillante femme d’affaires. Une brillante femme d’affaire allemande même, ce qui ne laisse pas envisager une personne fantasque prête à toutes les folies sur un coup de tête … et ben si.

Fotolia_8900568 Elle fait d’abord parvenir à celui qui est devenu son amant la coquette somme de 7 millions d’euros pour l’aider à se sortir d’un mauvais pas. Car James Bond est maladroit, c’est bien connu, et conduisant mal ou trop vite, il aurait percuté aux USA une fillette dont la famille (faisant fi de tout respect pour le caractère hyper secret de sa mission) le harcèlerait pour se faire dédommager … en Suisse, pays où couper une ligne blanche pour aller se garer en face est passible d’un emprisonnement à vie avec torture au cor des alpes, les agents du gouvernement rouleraient donc sans assurance. Et depuis quand rend-on des comptes quand on a le permis de tuer ? Mais qu’à cela ne tienne, l’amour est aveugle alors zou, elle envoie tout ça à Roméo en coupures de 500 euros dans un carton de déménagement (James Bond a le sens de la mise en scène). Mais le bougre est gourmand et après avoir claqué la somme en gadgets ultra perfectionnés destinés à sauver le monde et au rachat de quelques points de son permis, il réclame maintenant à sa victime qu’elle quitte son mari séance tenante (James Bond n’attend pas) et qu’elle verse sur un compte 290 millions d’euros pour subvenir à leurs (modestes) besoins (James Bond a des frais)…

La riche donzelle, qui venait par miracle ou hasard de se faire retirer sa perf’ de penthotal se dit que finalement il y’a un truc louche. Afin de sauvegarder ce qui lui reste de dignité, elle refuse. C’est alors que Sgarbi 007 se transforme en maitre chanteur et la menace de la dénoncer à son mari. Il lui agite sous le nez des enregistrements de leurs ébats, immortalisés grâce à tous les super gadgets qu’il  a pu se payer avec le premier versement. La justice est saisie et le juge ricane.

Nous n ‘épiloguerons pas sur l’issue du procès (James Bond a raté sa sortie … 6 ans de prison). A la limite j’aurais prôné la relaxe tellement on a envie de dire « bien fait pour ta face, la drogue c’est mal » à la dame. La vraie morale est que les riches sont (parfois) ridicules quand ils s’ennuient …

Rédigé à 17:07 dans Actualité, Ca va mieux, Futilités | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Tags Technorati: escroc, Gigolo, procès, Sgarbi

Suivante »

Catégories

  • Actualité
  • Bad news
  • Ca va mieux
  • Futilités
  • Good news
  • Job
  • Trips
  • Virtuel

Les notes récentes

  • Migration, migration ...
  • Renverser les idoles?
  • Décrépitude positive ...
  • Quand les politiques récupèrent un truc ...
  • Numericable ... le retour
  • Numericable, montez en puissance ... plongez en incompétence
  • Dis monsieur, c'est quoi en fait ton métier?
  • Hadopi : "Le minitel c'est fini" ...
  • C'est con mais ça marche ...
  • Chérie, t'as pas vu ma scie sauteuse ??

Tanzanie

  • P1010410

Inde

  • DSC00541

Jordanie

  • DSC_0273

AILLEURS ...

  • Last.fm Last.fm: strapp
  • Skype Skype: smenoret
  • Twitter Twitter: strapp

Twitter Updates

    follow me on Twitter

    Ecosysteme

    • Tapahont
    • Match Nul
    • Pierre-Olivier Carles
    • Julien Martel

    Ref's

    • Le blog de l'équipe
    • Stonfield Team Acting
    • Stonfield InWorld
    • Stonfield Team Services