Menoland2

Quand les politiques récupèrent un truc ...

... il est temps que nous le laissions tomber. Bon alors ok c'est pas valable pour tout bien entendu. Mais dés que ça touche à des domaines "à la mode", la théorie se vérifie quasi systématiquement. En gros, si vous voulez instantanément ringardiser une pratique "tendance", laisser là dans leurs mains et la magie de l'obsolescence opère. La loi Hadopi, dans un style un peu différent, est un autre exemple de ce petit décalage permanent avec le monde contemporain (je ne fais pas de politique hein ... je ne me base que sur des données purement techniques qui font que malheureusement, les vrais pros du "piratage" ne se feront jamais chopé avec un tel dispositif).

Dernière exaction en date, un parti en lice pour les européennes se targuent d'avoir réalisé le plus grand lip dub d'Europe. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, il s'agit d'une activité que nous réalisons par exemple chez Stonfield dans des exercices team building ludiques. Pour simplifier à l'extrême (et c'e n'est rien de le dire), il s'agit de faire retourner à un groupe de participants le clip vidéo d'un playback de leur choix. Alors plusieurs constatation suite au (douloureux) visionnage :

- ce n'est pas le plus grand (j'ai bien compté et non ce n'est pas le plus grand ... oui je sais j'ai beaucoup trop de temps libre ...)

- ce n'est pas le plus rock n'roll non plus (mais ça ça vient sans doute de la teneur du message à passer)

- Daniel Cohn-Bendit a du faire parti des ballets de l'opéra de Paris pendant de longues années

- l'idée est sympa même si la réalisation et la mise en place sont ... basiques ...

Bon, ben maintenant qu'ils ont cassé notre jouet, va falloir trouver autre chose ...

Bonne séance.

PS : en dessous du sus décrit "Lip Dub", j'en ai incorporé un second  (un des pionniers du genre) pour que les non initiés puissent se rendre compte de ce que ça donne quand c'est correctement monté (en tous cas quand les participants ont appris leur texte) ...




Lip Dub - Flagpole Sitta from Connected Ventures (HD)
envoyé par allcurious - Regardez plus de vidéos comiques.

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Tags Technorati: clip, ecologie, europe, lip dub, politique

Dis monsieur, c'est quoi en fait ton métier?

Il arrive parfois que l'on découvre avec stupéfaction que les gens qui nous sont le plus proches et qui nous connaissent depuis le plus longtemps ne comprennent absolument pas ce que vous faites dans la vie. Je passe sur le cas de tous mes potes qui s'en foutent, de mes amis patrons de bars qui pensent que je vis dans le faux plafond de leur établissement et de mes parents auxquels je fais croire depuis des années que je suis un avocat d'affaires à la renommée internationale (ce sont des gens très intelligents et pas forcément crédules mais que voulez-vous, l'amour rend aveugle ...).

Je profite donc d'un petit montage assemblé pour le blog de la boite pour montrer que :

- oui j'ai un boulot
- oui j'ai un boulot qui est plutôt sympa et intéressant
- non je ne travaille plus pour le Club Med
- non je ne suis pas barman
- non je ne suis pas avocat (pardon môman)


La même en haute def' :
Téléchargement Voyage récompense high res def


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Tags Technorati: inde, job, stonfield

Informations Scraps

Http___www.gettyimages.com - Getty Images - Low section view of a businesswoman searching through notes Le professeur David Karger est un homme sérieux. Très. Il vient de participer à une étude menée par le Laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle. Il s’était entouré d’une équipe redoutable, spécialisée dans la recherche sur la distribution, la gestion, l’analyse et l’accès à l’information. Monsieur Karger fait également partie d’un groupe de réflexion et de recherche sur l’interopérabilité sémantique de métadonnées et d’informations dans des environnements différents. Pour schématiser, il s’agit d’un groupe qui s’emploie à apprendre aux bases de données à discuter entre elles (mais je vous conseille de retenir la formule complète, elle fait son petit effet dans les discussions autour d’un cocktail).

Pourquoi parlons nous de ce brillant jeune homme ? De ce chercheur qui a priori n’a que peu de temps à perdre en futilités ? Et bien parce qu’il vient, avec son équipe d’experts, de produire un document de soixante pages traitant de l’utilisation du … Post It. Bon alors à première vue et étant donné le pédigrée du personnage, c’est un peu comme si la NASA publiait une étude sur le montage des meubles Ikea. Mais à y regarder de plus prés c’est diablement intéressant. Si, si …

Comment se fait-il qu'à l’heure où la plupart de nos collaborateurs possèdent des outils numériques et informatiques puissants destinés à transformer leurs tâches quotidiennes en partie de plaisir, leurs bureaux soient toujours maculés de Post It ? Quel manager n’a pas frémis en voyant un membre de son équipe noter une information capitale pour la réussite d’un dossier vital sur un petit bout de papier jaune simplement séparé de la chute dans la corbeille par un ridicule et maigrichon bandeau de colle ? Pourquoi réclament-ils toujours des machines plus performantes si c’est pour finir par griffonner la solution miracle au crayon papier ? Pourquoi cette résistance préhistorique ? Et pourquoi la Nasa ne s’est-elle jamais intéressée à la question ?

Comme le dit le professeur Karger, les employés ont ceci de commun avec l’électricité qu’ils suivent le chemin de la moindre résistance. On pourrait  largement généraliser cette assertion au delà du cercle de travail.  Et les Post It, contrairement à un ordinateur par exemple, sont le parfait exemple de ce que l’on appelle une affordance : un objet qui suggère sa propre utilisation. Le petit morceau de papier apparaît donc comme une solution incontournable.

-    il bénéficie de l’évidence de son utilisation
-    il est rapidement accessible
-    il comble pleinement la capacité du cerveau humain à se rappeler de l’emplacement d’un objet dans un environnement en 3D (ce qu’un ordinateur ne reproduit que difficilement)
-    il permet de remettre à plus tard des tâches plus « fastidieuses » tout en en rappelant la nécessité (en effet l’étude montre que dans la majorité des cas, l’information est écrite sur un morceau de papier puis dans un second temps rentrée dans une to do list informatique, plus rébarbative puisqu’elle réclame qu’on réfléchisse à l’affectation à tel ou tel dossier, à une date limite, …)

Du coup les applications informatiques destinées à virtualiser l’objet fétiche jaune peinent à le supplanter.

En fait l’étude ne se focalise pas uniquement sur le Post It, même si ce dernier reste assez emblématique. Elle traite de notre utilisation des « débris d’information » (information scraps) que l’on note ça et là, que l’on s’envoie par mail à nous même … Elle établit différents classements de type d’utilisation, d’accessibilité … Mais à mon sens  elle rappelle surtout deux  fondamentaux de l’organisation du travail que l’on peut également transposer au management :

-    une bonne interface tend à la disparition même de l’interface (d’où la victoire du Post It sur le pc)
-    contrairement à ce que défendent parfois les techniciens, si un outil n’est pas utilisé comme prévu, la faute en incombe aux concepteurs, pas à l’utilisateur (en tous cas c’est ce que prétendent les ethnologues)

Rédigé à 17:56 dans Futilités, Job | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Tags Technorati: affordance, Information, management, organisation, post it

Retour à la nature

Sunset_3 Six petits jours en Afrique de l’est avec la Tanzanie et Zanzibar au programme. Ce fut le menu de la semaine dernière pour un repérage avec Julien et Aurélie. Ca change du bureau, ça change de Toulouse, ça change tout court. Je reviendrai dans une prochaine note sur le côté époustouflant de ce voyage mais je vais commencer ici par la partie dépaysement au sens le plus européen du terme.

Première constatation, je ne suis plus/pas cet homme proche de la nature et capable de survivre seul dans la pampa, seulement armé d’un briquet, d’un trombone et de ses canines. Seconde constatation, je ne suis pas le seul. Julien ayant passé son séjour à vérifier si on captait où non un réseau téléphonique dans les endroits les plus reculés de la steppe et à demander à tous les autochtones croisés et incrédules, dans un anglais approximatif mais de circonstance, « do you have wifi here ? », on peut supposer que sa possible adaptation en milieu naturel poserait plus de soucis que la mienne. Il est regrettable que je ne l’ai pas enregistré, je me serais fait un plaisir de joindre ici le fichier audio, l’accent ayant été pour beaucoup dans le fait qu’à cette question, le zanzibari et le tanzanien moyen lui aient tendu dans le désordre des stylos, un mouchoir, un poulpe mort … je crois même me souvenir que des enfants lui ont jeté des pierres et qu’une femme aie menacé de l’émasculer. Ceci dit je n’ai pas la preuve que « Wifi » ne soit pas une insulte en dialecte local.
Paysage La nuit en campement, au milieu des paysages magnifiques du Serengeti, fut un des moments forts du périple. Tels des citadins enthousiasmes, enhardis par plus de 24 heures de présence sur cette terre de début du monde, sentant renaitre en nous les instincts des premiers hommes  et ne faisant plus qu’un avec mère nature (1 et demi en ce qui concerne Julien qui à ce moment de l’histoire n’avait plus qu’une petite brique de signal à son IPhone et sentait le spectre de la dépression latente glacer son sang), nous nous élançâmes à l’assaut d’un mont rocheux dominant le camp pour y contempler le coucher de soleil. Et là, sous le regard bienveillant d’un guerrier Masaï souriant qui nous accompagnait (a priori même parcourir 100 mètres dans ce décor sans sagaie et sans jupette peut s’avérer fatal) nous avons pu profiter d’un embrasement rare. Comme dans le meilleurs films de monsieur Disney, les bruits sourds des tambours montaient au loin, la savane bruissait de mille sons pas trop trop identifiés, les singes chantaient doucement du jazz, les girafes faisaient des claquettes et … le téléphone sonnait (Julien venait de récupérer 2 barrettes de signal et recevait enfin en rafale les nombreux messages de la journée).
La nuit fut paisible et sans doute inoubliable. Pendant que nous sombrions dans les bras de Morphée, bercés par le vent s’engouffrant dans la toile de tente et les ricanements de la vingtaine de hyènes qui tournait autour de nos frêles habitations, nous repensions aux nombreuses émotions de la journée. Aurélie, debout sur son lit, la bombe insecticide dans une main et la pince à épiler dans l’autre (je n’aurais pas aimé être à la place du premier prédateur se risquant à entrer), nous a d’ailleurs précisé que le bruit se rapprochait plus du gloussement que du ricanement.
Un équipementier « outdoor » a récemment lancé, à mon sens, une très bonne campagne de communication avec comme Baseline « Pour la réintroduction de l’homme dans la nature ». Pour ma part je souhaite être réimplanté avec parcimonie et une machine à café Nespresso s’il vous plait …

Lire la suite "Retour à la nature" »

Rédigé à 18:13 dans Actualité, Job, Trips | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)

Tags Technorati: masaï, reperage, serengeti, Tanzanie, zanzibar

Nous le regrettons mais votre vol a été annulé ... Merci Vueling

Vueling Dans la série les compagnies aériennes ont une notion du respect client très approximative, nous avons eu la bonne surprise de découvrir aujourd'hui une nouvelle pierre ajoutée par la compagnie Vueling au magistral édifice du mépris commercial et la mauvaise de constater qu'elle l'était à nos dépends. Pour schématiser, nous avons acheté des vols aller/retour pour Séville il y'a plus d'un mois pour un séminaire de 22 personnes en janvier prochain et nous avons appris, par hasard et c'est là le hic, que le transfert retour était purement et simplement annulé. Se battre contre les moulins à vent n'étant pas mon passe temps favori je me suis juste fendu d'un petit mail de principe et nous avons trouvé une autre solution. Mais comme ce message est manifestement le seul moyen que j'aurai d'un tantinet calmer mes nerfs et de redescendre en pression je ne résiste pas à la tentation de le publier ici après l'avoir envoyé à leur service client. Ce sera en plus ma première lettre ouverte ...
Si jamais je reçois une réponse marrante de cette compagnie dont le slogan n'est autre que "The new generation airlines" (ça fout les miquettes) je la posterai bien entendu également comme droit de réponse ;-)

 

Madame, Monsieur,

Suite à des appels téléphoniques (destinés à obtenir des renseignements concernant une réservation effectuée en novembre dernier) auxquels personne de votre staff ne répond nous nous sommes résignés à envoyer un mail dans l'espoir d'obtenir des informations. Nous avons eu la charmante surprise de recevoir la réponse ci dessous qui nous annonce la fleur au fusil et pour des "motifs opérationnels" (si vous avez plus abscons je suis preneur, on est toujours à cours d'excuses incompréhensibles mais invérifiables à donner aux clients) que le vol de retour de nos 22 participants a été purement et simplement annulé. Je passerai sur le ridicule de sa formulation qui nous demande de vous excuser pour "tout inconvénient" (non non pas de soucis, 22 personnes bloqués en fin de séminaire à Séville on va gérer sans problème) ou sur le pathétique de la proposition qui nous est faite de contacter votre service clientèle de 7h00 à 24h00 alors que nous tentons de vous joindre depuis 48h00 sans aucune réponse (si j'étais à votre place j'enverrai d'ailleurs une équipe de secours dans leurs locaux, étant donné le peu de signe de vie qui s'en dégage encore il a du se passer quelque chose à la cantine). Je vous demanderai donc simplement de répondre clairement aux points suivants :

- Comptiez-vous à un moment ou un autre (ce moment étant idéalement situé en amont de notre voyage) nous prévenir de cette annulation?

- Quelle solution alternative nous proposez-vous (autre que celle qui consiste à prendre un vol de substitution depuis un aéroport situé à plus d'une heure et demi de l'original. L'Espagne est un pays magnifique mais sa découverte en autocar n'est pas à notre programme)?

- Dans le cas où, suite au professionnalisme que vous venez de nous démontrez, je douterais férocement de notre envie de profiter de votre exceptionnel capacité à maintenir le vol aller, comment dois-je m'y prendre pour me faire rembourser l'intégralité du trajet et trouver une autre compagnie pour les transferts aller ET retour?

- Accessoirement et par pure curiosité mal placée, pouvez-vous l'éclairer sur ce qu'est un "motif opérationnel"?

Merci d'avance pour vos réponses.

Cordialement.

Rédigé à 17:23 dans Actualité, Bad news, Ca va mieux, Job, Trips | Lien permanent | Commentaires (8) | TrackBack (0)

Tags Technorati: annulation, aérien, client, respect, vol, vueling

Mondes virtuels et maturité

Comme bien souvent lorsque un phénomène s'emballe et rencontre un succès difficilement compréhensible aux yeux des personnes qui lui sont étrangères (comme par exemple la Tektonik pour moi), les mondes virtuels et plus spécifiquement les mmorpg divisent globalement la population en 4 catégories : les enthousiastes qui y voient de formidables opportunités et sont des utilisateurs réguliers, les "périphériques" qui sont capables de disserter des heures sur le sujet, en bien ou en mal, en y étant pratiquement jamais allé,  les personnes n'ayant presque jamais entendu parler du sujet (ce qui est pour ce cas précis une très belle performance) et enfin les farouches détracteurs capables parfois de rentrer en croisade contre ce qui incarne à leurs yeux le mal absolu (on s'occupe comme on peut). Ce dernier groupe s'attache notamment à mettre en garde contre les effets néfastes de ces pratiques sur les adolescents. Sans vouloir donner tort ou raison à l'une de ces catégories, la vérité  étant sans doute, comme souvent, au milieu, quelques points méritent qu'on les soulève.

Sl_groupe_2 Les psychologues qui étudient l'aspect "addiction" à ces nouvelles pratiques (internet, blog, jeux vidéo, mmorpg ...) ont du mal à se mettre d'accord sur un quota hebdomadaire au dessus duquel on peut parler de dépendance. Le chiffre de 30 heures par semaine est vaguement évoqué mais ils s'accordent plutôt tout simplement à dire que la dose limite est atteinte à l'apparition d'un phénomène de désocialisation. Remarque assez curieuse lorsqu'elle s'applique à des activités qui, pour la plupart , sont utilisées pour mettre en place un nouveau modèle de relations sociales. Certes ces dernières ont aboli le "physique" pour entrer dans le virtuel mais les adolescents n'ont jamais autant communiqué qu'aujourd'hui. Le terme de désocialisation ne s'applique donc pas autant que celui de resocialisation sous une forme nouvelle. Le danger, car il en existe bien évidemment un, vient plus de l'abstraction qui se développe. A un âge où une des difficultés majeures est de s'apprivoiser physiquement, d'intégrer ses limites et comprendre des contraintes liées au groupe, les adolescent découvrent une vie sociale par le biais d'avatar libérés de ces contingences. Ils communiquent, certes, mais vols, meurent et réssucitent, gagnent des millions virtuels à l'âge de 14 ans ... Ce n'est donc pas l'isolement qui est à craindre mais le narcissisme à outrance. Il suffit de lire la plupart de leurs blogs pour se rendre compte qu'ils se limitent au "Me, Myself & I ...". Les détracteurs de ces pratiques devraient plus craindre une génération d'êtres à l'égo sur-dimensionné qu'une génération d'autistes.

6315 Le rapport de cette tranche d'âge aux mondes virtuels alimentent abondamment les analyses et les commentaires. On trouve peu d'éléments concernant une part de moins en moins négligeable des  utilisateurs : les adultes. Au delà de l'aspect  accessoire ou ludique ressenti  au démarrage, des utilisations matures commencent à voir le jour et ces supports sont aujourd'hui investis par des acteurs ayant un réel recul et une approche réfléchie de leurs possibilités. Les prolongements de l'e-commerce ou l'e-learning vers des plates formes comme Second Life montrent aujourd'hui toute leur pertinence et leur potentiel. Les possibilités de travail sur l'efficacité des équipes, le management ou la cohésion par l'intermédiaire de mmorpg ludiques mettant en scène de façon originale des collaborateurs dans des univers inédits sont aujourd'hui très aboutis.

Au début des années 80, peu de temps après  l'invention et le début du succès des premiers jeux de rôle, une série d'incidents impliquant des adolescents aux États Unis a fait naitre une vague de défiance (voir de diabolisation) à l'encontre de cette activité ludique. Il s'est avéré que cette dernière n'était aucunement à la base des problèmes mais avait servi de bouc émissaire. Il ne viendrait aujourd'hui à personnes l'idée de remettre  en  doute l'efficacité de cette pratique dans les sessions de team building ou de formation. Les jeux vidéo, longtemps infantilisés, ont eu droit à la même méfiance. Leurs dérivés sont de nos jours utilisés dans nombre de métiers pour former les équipes (pilotage, manœuvres à risque, planification ...). C'est aujourd'hui au tour des mondes virtuels de voir les réserves s'estomper ...

Rédigé à 14:42 dans Job, Virtuel | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Tags Technorati: addiction, adolescent, dépendance, formation, maturité, mmorpg, second life, virtuel, warcraft

De la bonne utilisation du rétroprojecteur

Projecteur_3 A force de travailler en relation direct avec des projets techniquement innovant (comme par exemple ceux portés par Stonfield Inworld) et d'user (abuser?) d'outils à la pointe de l'innovation, on peut aisément perdre le sens des choses simples (tiens ça me rappelle une pub) ... J'entends par là qu'on a vite tendance à inconsciemment complexifier (comme par exemple avec ce néologisme) les projets et que la tentation de toujours plus en faire avec toujours plus de moyens (pas toujours utiles) est grande. On est joueur où on ne l'est pas ... et si on fait notre job c'est qu'on l'est ;-).
Ce genre d'attitude m'a  toujours amené  à me demander pourquoi fichtre, les hôtels continuaient à s'évertuer à nous proposer des rétroprojecteurs dans les salles de réunion. Qui utilise encore de nos jours cet engin paléontologique qui me rappelle mes cours de biologie au lycée (et ça date)? Quel manager possèderait aujourd'hui une passion compulsive pour le vintage tellement incontrôlable qu'il se pointerait en séance plénière en costume de velours violet à pattes d'eph' (bon j'exagère un peu le lycée c'est quand même pas aussi loin) en déclamant "mince que crois que j'ai oublier mes transparents!"? Le vidéoprojecteur oui, le rétroprojecteur pourquoi faire?
Je fais aujourd'hui mes plus plates excuses aux fabricants de cette machine. J'ai enfin découvert à quoi elle pouvait servir ... et ça calme. Désolé donc pour ce mépris affiché. Oui on peut faire des choses magnifiques avec l'informatique, la modélisation 3D, internet, les projecteurs asservis ou autres scan ... Mais quand un rétroprojecteur est utilisé avec talent, comme dans les deux vidéos qui suivent, on se tait et on s'incline.
Je vais donc de ce pas m'entrainer pour frimer lors de la prochaine convention et je promets que dans  une opérations à venir, j'inclus un de ces artistes dans le programme ...

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Tags Technorati: ombres chinoises, retroprojecteur, sable, sand art

Les choses changent.

Toujours en Inde pour finir mon repérage, j'ai cet après midi décidé de profiter un peu de Delhi, ville que nous avions assez peu visité et ayant pour l'instant surtout servi  de camp de base. L'escapade commença tranquillement à bord d'un taxi Ambassador, voiture au look craquant et désuet, anciennement utilisée par tous les officiels de l'état. Ma première réflexion d'occidental perverti fut de me dire que si j'arrivais à organiser une filière d'importation clandestine pour ce type de véhicule très bon marché jusqu'en France, je pourrais faire fortune en les revendant un prix d'or à la jeunesse dorée qui gravite tout l'été entre Biarritz et Hossegor et qui s'entiche immédiatement de tous les moyens de locomotion vaguement décalés, vintages, pas pratiques et hors de prix. La ballade se poursuivit ensuite en cyclopousse. Ma seconde réflexion d'occidental apeuré fut de penser qu'on est bien peu de chose ma pauvre dame assis sur 20 kilos de métaux divers et rouillés et 5 kilos de bois certes peint de la plus joyeuse des façons (les indiens cultivent un goût charmant pour les couleurs vives) mais tout de même diablement vermoulus et lancés à 2,7 km/heure au milieu du trafic de New Delhi. Il y'a un trait d'humour autochtone qui dit que conduire dans cette ville nécessite trois éléments : "good horn, good breaks and good luck". Dans ce pays au mysticisme insondable, je me dis que c'était ma divine punition pour m'être laissé aller à exprimer mes plus anciens penchants coloniaux et ainsi à emprunter un moyen de transport pour lequel un homme de deux fois mon âge et de la moitié de mon poids devait pédaler sous 40° …Arrivé à destination, je sautai au sol, vérifiai que je possédais encore tous mes membres, m’étonnai que ce soit le cas et partis faire un tour en direction des principaux monuments de la ville.

Vache_sacree_2_2 Dire que l’Inde est un pays de contrastes c’est à coup sûr enfoncer des portes grandes ouvertes. Ne serait-ce qu’entre l’aspect « organisé » du quartier administratif de New Delhi et le Bazar de Old Delhi, on navigue sur des planètes différentes. Je déambulais donc au milieu des temples et des mosquées durant quelques heures et rentrai à l’hôtel empli de cette sérénité et de ce surplus de karma qui, si l’on en croit les récits de voyageurs, frappent de plein fouet tous ceux qui s’aventurent à parcourir ce pays. C’est ainsi que tous les ans, des hordes de touristes venus de continents en perte de spiritualité et débarquant avec appareil photos numériques, caméscopes, treillis d’aventuriers de supermarchés et bobs à fleurs rentrent à la maison, un point rouge au milieu du front, le regard perdu semblant contempler un ailleurs lointain où danse leur surmoi, de l’encens plein les bananes accrochées à la taille par-dessus le sari en lançant à la cantonade des : « ma chérie tu n’as même pas idée à quel point ce pays m’a transformééééééé !!! » avant de partir dans une danse singeant les acteurs de Bollywood … Et je dois bien dire que moi-même, en franchissant la porte de ma chambre, j’étais à deux doigts de sombrer du côté obscur et d’entonner une série de « Ôm » cathartiques.

C’est alors que, assis devant la télé, je suis tombé sur un reportage peu en relation avec mon expérience précédente. Même au pays de la vache sacrée, la traçabilité de la viande bovine est aujourd’hui, comme partout dans le monde, un enjeu sanitaire majeur. En inde, sur les paquets de bœuf surgelé, vous pouvez désormais trouver le nom du charmant animal que vous allez mettre dans votre assiette. Cela permet de faire les présentations : « Alice je te présente Fred, charmant bœuf qui s’est plier en quatre pour que ton repas soit bon, Fred je te présente Alice, une jeune fille très affamée qui va te faire ta fête … ». Mais le progrès ne s’arrête pas là. On trouve également un code sous le nom du bestiau. En allant sur le site internet du producteur et en tapant le code vous pouvez obtenir … taratata, roulement de tambours … des photos de l’animal vivant avant la boucherie !!! Des clichés où on le voit gambader et brouter ! Imparable si vous voulez traumatiser vos enfants et avoir le calme : « vous voyez les petits, vous vouliez manger un hamburger ce soir. Et bien dans votre assiette c’est ce joli bœuf au regard joyeux et farceur, qui jadis courait gaiement avec ses petits camarades, qui gît entre deux tranches de pain. Bien sur, Alfredo (oui je ne vois pas pourquoi un bœuf n’aurait pas le droit de s’appeler Alfredo) était trop gros pour rentrer en une seule fois. Il a donc fallu le hacher menu et le compresser violemment avant de le faire tenir dans un si petit volume. Regardez sur les photos comme il était gros avant … ».

Je ne suis pas végétarien et je ne compte pas le devenir. Mais force est de le reconnaître, au pays de la vache sacrée, les choses changent J.

Rédigé à 14:39 dans Job, Trips | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Cynisme humanitaire?

Il y’a quelques jours, a été créée une association loi 1901 appelée Stonfield Team Acting. Cette dernière est en fait un prolongement naturel de la société Stonfield qui intervient dans les domaines du service aux entreprises pour tout ce qui touche à leurs équipes : formation, management, conseil, motivation, cohésion … En gros, et pour faire simple et large, nous tentons de ré-insufler du sens et de l’esprit là où les relations s’automatisent dangereusement jusqu’à se dégrader et où l’exercice d’une profession vient à se systématiser (au sens premier du terme) jusqu’à perdre toute valeur aux yeux de ceux qui la pratique. Je sais que c’est un chouia pompeux mais, même si parfois les moyens mis en œuvre sont terriblement plus prosaïques, c’est cet objectif que nous tentons de garder à l’esprit pour conserver une ligne directrice cohérente. De façon plus terre à terre, si l’on veut éviter de « s’envoler », nous essayons de faire que les collaborateurs vivent mieux leur métier et leur relation avec les autres. Ce n’est bien entendu pas une démarche altruiste et totalement désintéressée. Arriver à nos fins, c’est permettre aux managers et aux dirigeants de s’appuyer sur des équipes plus performantes. C’est notre job et c’est pour cela que nous sommes payés.

Mais c’est également un métier passionnant par sa permanente possibilité à être réinventé et par l’obligation de renouvellement et d’exploration qu’il impose. Pendant des années, nous avons vu fleurir des stages de motivation qui s’appuyaient sur des activités ludiques telles que le paintball ou le karting qui permettaient certes aux équipes de passer des bons moments ensemble mais qui portaient peu de « sens ». Je me rends compte aujourd’hui que le cœur du problème est relativement simple. Etre fier de ce que l’on fait et des gens avec lesquels on le fait amène irrémédiablement à être plus performant. C’est cette « estime professionnelle qu’il « suffit » de faire naître. C’est celle-ci que nous tentons de créer dans les opérations que nous mettons en place.

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Lorsque la possibilité nous a été donné de permettre aux équipes d’agir sur leur environnement extra professionnel par des actions touchant au domaine humanitaire ou s’apparentant au développement durable, nous avons bien entendu sauté sur l’occasion.

Nous ne sommes pas dupes et pour ma part je sais même faire preuve d’un certain cynisme. Utiliser ce type de vecteurs pour permettre à des grandes entreprises de mieux fonctionner et donc de réaliser des profits supérieurs peut et même doit soulever la question de l’honnêteté de la démarche. Cette question nous nous la sommes posée de façon très frontale lors de la création de Stonfield Team Acting, association dédiée à l’organisation de ces projets pour les clients de Stonfield. C’est même une interrogation qui a été très présente jusqu’à aujourd’hui pour moi. Même mon cynisme a des limites J …

Pour un de ces projets j’ai eu la chance de me rendre à Delhi. Je viens de passer la journée dans les bidonvilles de cette agglomération avec les personnes s’occupant du suivi médical et de la scolarisation des enfants défavorisés (doux euphémisme). Curieusement mes doutes ont immédiatement disparu. Ne pas venir en aide, aussi faiblement soit-il, à ces gosses, pour des raisons philosophiques traitant de l’opportunisme qui pourrait soutendre notre action, poursuivre un débat de haute volée intellectuelle quand ils vous opposent de simples questions de survie, sont des concepts qui soudain deviennent terriblement lointains. Ce genre de confrontation directe simplifie souvent bien les choses.

Je me plais à croire que notre démarche est aussi sincère que possible. Mais pour ceux qui continueront à émettre de sérieux doutes et à en appeler une fois encore au cynisme, disons que, même si je suis complètement conscient qu’il n’existe absolument aucun acte désintéressé, je mise sur le cynisme pragmatique.

Rédigé à 22:29 dans Actualité, Ca va mieux, Job | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)

Tags Technorati: delhi, education, enfant, humanitaire, inde, stonfield, stonfield team acting

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